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jeudi 8 octobre 2026

Répondre aux revendications des lycéens

« Nous  sommes  dans  une  situation  difficile ».  C’est  par  ces  mots d’une   grande   évidence   que  le  Premier  Ministre   a  commencé  son « discours », hier  soir. Il  s’agissait  bien  d’un  discours, sans interpellation, sans  demande  de  précision,  sans  contradiction. C’est la méthode  « LECORNU ». Pourquoi pas. Un responsable politique, a fortiori un Premier Ministre, peut choisir sa méthode de communication. Celle qu’il a choisie, dans un contexte de crise grave, n’était pas adaptée à la « situation difficile » reconnue d’entrée de jeu.

On avait le sentiment qu’il assurait un « service minimum », à la demande du Président de la République qui choisissait de partir en Croatie au prétexte d’un sommet des pays du Sud de l’Union Européenne. Courage, fuyons !...

Il ne faudrait pas oublier que la situation de la France, aujourd’hui, est la résultante d’une politique conduite depuis dix ans par Monsieur MACRON qui aura « usé » pas moins de sept Premiers Ministres. Oui, nous sommes dans une « situation difficile ». Le mouvement des lycéens a mis l’accent sur le bilan catastrophique de notre système éducatif. La responsabilité de la macronie en la matière est lourde de conséquences. L’Education Nationale aura été particulièrement malmenée ces dernières années. Les moyens de l’Etat, la considération à l’égard des enseignants, l’intérêt des enfants et des adolescents, tout cela n’a jamais été pris en compte par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis dix ans. Aujourd’hui, les lycéens sont dans la rue et le gouvernement leur répond par des actions de maintien de l’ordre violentes.

Face à cette réalité, le Premier Ministre n’a apporté aucune réponse concrète renvoyant à plus tard les suites que le gouvernement entend donner aux revendications des lycéens. Il lui a paru plus important d’annoncer des mesures relatives au prix des carburants. Cela pèse en effet lourdement sur le budget des ménages.

Les Députés ont commencé l’examen du projet de budget du gouvernement. La copie est loin d’être satisfaisante et le débat parlementaire fera apparaître les aspects négatifs d’une politique libérale qui pèse sur la solidarité et qui refuse de trouver des recettes auprès des détenteurs des plus hauts revenus.

C’est un sujet sur lequel nous aurons l’occasion de revenir. Se posera, à un certain moment, le problème de l’adoption indispensable de ce budget sous une forme ou sous une autre, et celui d’une motion de censure qui ne manquera pas d’être soumise au vote des députés.

Mais, chaque chose en son temps. Pour l’heure, c’est la situation dans les lycées qui doit être traitée.