Les résultats des élections qui se sont déroulées en Hongrie ce dimanche sont une très bonne nouvelle et cela pour de nombreuses raisons.
C’est une bonne nouvelle pour la Démocratie. Le peuple hongrois a choisi ses représentants dans des proportions rassurantes quant aux effets pervers des influences extérieures. Certes le parti majoritaire et son leader, Peter MAGYAR, ne s’inscrivent pas dans une mouvance de Gauche. Ils sont à classer parmi les conservateurs. Ils ont cependant obtenu la confiance d’une large majorité des électrices et des électeurs, et cela malgré les nombreux soutiens extérieurs à la Hongrie, soutiens principalement portés par l’extrême-droite européenne et par les nationalistes américains et russes.
Il faut aussi se réjouir que l’utilisation des « réseaux sociaux » et notamment leur usage dévoyé en diffusant des fausses informations, des images truquées par le biais de l’intelligence artificielle (IA) n’ait pas amené des citoyens naïfs ou crédules à voter pour le sortant ORBAN. La diffusion de pseudo-reportages présentant des prises de position ou des comportements physiques du candidat heureusement élu pose de façon préoccupante le problème de l’usage de cette fameuse IA pour nuire à la sincérité d’un scrutin. On l’a constaté en France à l’occasion des récentes élections municipales. Il est urgent de fixer un cadre juridique à cet usage.
C’est une bonne nouvelle pour l’Europe. La Hongrie ne sera plus le « Cheval de Troie » de la Russie poutinienne au sein de l’UE. On pourra espérer une évolution positive de la « construction européenne », loin d’être achevée, mais rendue plus difficile lorsque l’un des Etats membres s’emploie à bloquer des décisions déterminantes comme ce fut le cas de la Hongrie ces dernières années.
C’est une bonne nouvelle pour l’Ukraine et pour sa résistance à l’agression russe. Les relations entre ces deux Etats aux frontières communes, l’un membre de l’UE, l’autre qui aspire à y entrer, seront améliorées et l’ostracisme pratiqué par ORBAN à l’encontre de son voisin devrait cesser.
C’est une bonne nouvelle pour celles et ceux qui s’inquiètent de la progression des extrêmes droites dans plusieurs pays de l’Union Européenne. Madame LE PEN, qui a fait le déplacement à Budapest, est déjugée. Souhaitons que les Français s’inspirent de la sagesse et de la clairvoyance des Hongrois.
C’est une bonne nouvelle : POUTINE perd son soutien parmi les anti-européens. Pour l’agresseur de l’Ukraine, l’échec d’ORBAN est également son échec. C’est trop tôt pour dire si cela aura des répercussions sur l’état de la guerre qui dure depuis plus de quatre ans.
Enfin, c’est une bonne nouvelle parce que TRUMP est lui aussi déjugé, lui qui avait fait preuve d’ingérence en envoyant en Hongrie son vice-président et qui rêvait d’une « Europe hongroise ».
Est-ce le début d’une nouvelle ère de la politique internationale ? La réponse est à venir.
