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jeudi 16 avril 2026

Dans moins d’un an…

Etre membre du Parti Socialiste aujourd’hui, voter pour les candidats de ce parti, c’est forcément s’interroger sur ce qui se passera dans moins d’un an. Si l’élection présidentielle aura lieu normalement en avril 2027, il est évident que le candidat ou la candidate que soutiendra le PS devra être connu(e) bien avant. Or, on est en droit de se demander si la direction du PS a bien intégré ce calendrier. Les récentes divergences d’appréciation de la position du Premier Secrétaire, Olivier FAURE, sur les conséquences d’une stratégie mal définie pour les élections municipales qui viennent de se dérouler interpellent les observateurs. La relation avec les mélenchonistes a besoin d’être affichée clairement.

Ce n’est cependant pas en référence aux Insoumis que les Socialistes doivent afficher leurs intentions. Il importe que, le plus rapidement possible, le PS propose un programme d’actions concernant les préoccupations de nos concitoyens. Un récent sondage réalisé auprès d’un panel de plus de 10 000 personnes fait apparaître que les Français veulent des solutions nouvelles concernant la santé, le pouvoir d’achat, la sécurité, l’éducation, le logement. A cela il faudra ajouter le financement des retraites car, pour l’heure, la réforme décidée en 2023 est suspendue, pas annulée.

On ne peut donc que souhaiter que très rapidement, le PS fasse connaître son projet et son programme.

Tout ne sera pas réglé. Encore faudra-t-il désigner celui ou celle qui portera ce programme devant les électrices et les électeurs. Là aussi, les tergiversations sont telles que l’on ne sait pas clairement ce que sera la procédure. Le PS n’est pas en capacité de faire prévaloir son seul point de vue à ses partenaires éventuels. On sait pourtant qu’une des conditions premières à remplir réside dans la recherche d’une candidature de rassemblement. Si la Gauche de gouvernement affronte cette élection en ordre dispersé, elle est assurée de ne pas être représentée au second tour. La recherche d’un accord est donc une nécessité. Pour y parvenir, le compromis sur les propositions programmatiques est évident.

Lorsque cette procédure sera réalisée car, même si elle paraît difficile, elle n’est pas impossible, la désignation de la candidate ou du candidat interviendra. Des noms sont régulièrement avancés, des intentions sont plus ou moins clairement annoncées. Tous ces postulants éventuels sont légitimes. Tous ne sont pas capables d’exercer la fonction à laquelle ils aspirent et, surtout, ne réussiront pas à être présents au second tour.

Parmi les noms qui circulent, qui a la capacité de convaincre l’opinion lors du débat télévisé qui aura lieu entre les deux premiers candidats du premier tour et avant le second ?

Répondre à cette question, c’est résoudre le problème de la candidature.