Réagissez !

lundi 11 mai 2026

Ecarter le danger de l’extrême-droite

Les militants du Parti Socialiste, les électrices et les électeurs des candidats de ce parti s’interrogent certainement en ce début de semaine sur les conséquences des divergences qui se sont exprimées au sein du PS. Boris VALLAUD qui soutenait le Premier Secrétaire Olivier FAURE depuis le congrès de Nancy, en juin 2025, a manifesté son désaccord quant à l’organisation d’une primaire en démissionnant de la direction du PS.

Est-ce à dire qu’Olivier FAURE, désormais minoritaire au bureau national et au conseil national, doit démissionner ? La réponse est non. Il a été élu par les militants lors du dernier congrès. Sa légitimité démocratique n’est pas remise en cause par cette nouvelle situation. Il devra désormais tenir compte du nouveau rapport de force au sein du PS.

Est-ce à dire que la primaire contestée est abandonnée ? Très vraisemblablement, même si elle est demandée encore par d’autres, notamment par les écologistes et plusieurs candidats ou candidates potentiels qui ne représentent qu’eux-mêmes.

Pour l’heure, le PS est engagé dans un débat programmatique et c’est assurément la chose la plus importante. Il est en effet indispensable pour bien préparer les échéances électorales à venir que nos concitoyens sachent clairement ce que ferait un gouvernement de gauche dirigé par les Socialistes pour répondre à leurs attentes. Ce programme sera définitivement adopté début juin. Il faudra alors en discuter avec les partenaires d’une action gouvernementale afin d’élaborer un programme commun et partagé.

C’est alors sur cette base que pourra être recherché celui ou celle le mieux à même de franchir le cap du premier tour de la présidentielle en rassemblant sur son nom le plus grand nombre d’électrices et d’électeurs de gauche, ceux notamment qui ont voté pour les mélenchonistes. Cela ne sera pas suffisant. La Gauche n’est pas majoritaire. Il faudra aussi recueillir le soutien de celles et de ceux qui ont, pendant quelque temps, soutenu la macronie et qui aspirent à davantage de justice sociale.

Il faudra aussi se mettre en situation d’enrayer la montée de l’audience de l’extrême-droite. Cette dernière n’a pas réellement de programme politique, économique, social ou sociétal. Elle ne sait que désigner à la vindicte de l’opinion des boucs-émissaires : les étrangers. Elle ressort ses vieux arguments de racisme et de xénophobie qui ouvrent la porte au fascisme tel que nous l’avons connu à la fin des années 30. Le pétainisme en a constitué la branche française en 1940. Il a encore ses représentants au sein du RN.

Récemment, c’était le 1er mai dernier, la condamnée en première instance, Marine LE PEN, a dénoncé « un assistanat endémique, entretenu et encouragé », conséquence d’une « subversion migratoire ». De tels propos marquent les dangers qui découleraient d’une victoire de l’extrême-droite lors des prochaines élections. La Gauche, dans son pluralisme, doit s’organiser pour écarter ces dangers.