Les élections municipales étant passées, les regards se tournent désormais vers l’élection présidentielle qui aura lieu normalement dans un an, en avril 2027. Le moment est donc venu, pour les organisations politiques, de s’y préparer. Laissons la droite et l’extrême-droite se débrouiller avec leurs candidatures potentielles. Observons cependant la « porosité » qui semble s’établir entre les deux. Les positions affichées depuis quelques semaines démontrent le peu de différence idéologique entre RETAILLEAU et LE PEN.
A Gauche, les choses ne sont pas simples. Les déclarations, les propos tenus par Jean-Luc MÉLENCHON confortent de plus en plus l’idée que le leader des Insoumis n’est pas un homme de Gauche. Son peu de considération pour la Démocratie, interne dans son parti et externe pour les institutions, son antisémitisme affiché, sa violence à l’égard de son ancienne famille politique, le Parti Socialiste, ont amené le Premier Secrétaire, Olivier FAURE, à le traiter de « boulet » pour la Gauche. Cette approche est juste pour l’individu MÉLENCHON. Elle ne l’est pas pour les électrices et les électeurs des candidats insoumis. C’est à eux qu’il faut s’adresser en leur apportant les réponses responsables qu’ils attendent.
Ces réponses doivent figurer dans un projet de société et un programme gouvernemental que les Socialistes doivent défendre sans tarder devant l’opinion. Des travaux ont déjà été menés. S’il reste des questions touchant à la politique nationale, européenne et internationale qui ne sont pas encore réglées, il faut le faire immédiatement. Cela permettra de montrer les différences fondamentales qui existent entre la droite et la gauche. Au sein de cette dernière, le PS a un rôle déterminant à jouer avec ses partenaires qui entendent gouverner ensemble. Les élections municipales qui viennent de se dérouler ont montré que les accords facilitaient la victoire.
Dans le même temps, la recherche du candidat ou de la candidate le mieux placé pour être au second tour va constituer le second sujet à régler. La disparition de Lionel JOSPIN a permis de rappeler ce que celui-ci avait connu en 2002, son élimination au premier tour de l’élection présidentielle, malgré cinq années de gouvernement dont on souligne, 24 ans plus tard, les avancées incontestables.
Or, les raisons de cet échec sont bien connues : la division de la Gauche. Huit candidats appartenant à des organisations de gauche dont plusieurs ministres ou représentants de cette gauche plurielle sur laquelle la politique avait été menée pendant cinq ans étaient en lice. Le résultat fut la conséquence de cette division. Aujourd’hui, tous ces candidats et candidates plus ou moins déclarés doivent se rappeler ce que nous avons connu alors.
Pour éviter qu’un pareil « cataclysme » se reproduise, il importe de fédérer toutes les organisations qui ont envie de gouverner ensemble pour défendre la Démocratie, les libertés, la solidarité, la justice sociale. Tel doit être l’objectif à mettre en œuvre désormais.