La période estivale s’achève. Les vacances sont terminées. Nous sommes entrés dans un moment qui sera fertile en évènements politiques. Cela a commencé la semaine dernière à l’occasion de différentes manifestations dont les médias se sont fait l’écho. De nombreuses « universités de rentrée » des partis politiques, du MEDEF, des déclarations de responsables syndicaux ont été autant d’occasions pour évoquer LE sujet qui retient l’attention : l’élection présidentielle d’avril 2027. Huit mois nous en séparent. On connaîtra de nombreux rebondissements qui permettront de nombreux commentaires. Des candidatures déclarées ou supposées alimentent le débat. Les sondages vont constituer la référence des analyses à venir.
Tout le monde s’accorde pour considérer que la candidate d’extrême-droite arrivera en tête au soir du premier tour. C’est en effet possible mais une élection n’est jamais ni gagnée, ni perdue avant qu’elle ait eu lieu. Pour les démocrates, pour les républicains, tous les arguments devront être développés pour amener les électeurs potentiels de la candidate RN à mesurer les menaces qu’elle fait peser sur notre pays, sur l’Europe, sur nos institutions et les convaincre de changer d’intention de vote.
Un autre danger pèse sur l’issue de cette élection, la qualification, pour le second tour, de l’insoumis Jean-Luc MÉLENCHON. Là aussi, des électrices et des électeurs assurément de gauche risquent d’être leurrés par les propositions irresponsables du candidat qui se prétend représentant de Gauche, mais dont la pratique dans son parti, l’hostilité permanente manifestée à l’égard de la Gauche de Gouvernement, les discours de division régulièrement prononcés, les amitiés internationales avec des dictateurs en font un adversaire du fonctionnement démocratique de nos institutions.
Dans ce contexte, le Parti Socialiste qui a décidé de l’organisation de primaires devra, à travers ses responsables et les candidats au vote interne prévu en octobre, développer des arguments pour redevenir une référence dans le paysage politique. Pour ce vote interne, les primaires, plusieurs candidatures se sont déjà manifestées. Il convient d’attendre qu’elles soient officialisées parce qu’elles rempliront les conditions de présentation arrêtées par le PS.
Néanmoins, et d’ores et déjà, les futurs votants aux primaires doivent avoir présent à l’esprit une donnée fondamentale : choisir le candidat qui sera présent au second tour. C’est là que se situe le véritable enjeu. Qui peut le mieux contrarier les résultats supposés de la candidate d’extrême-droite, de celui de l’extrême-gauche, voire de celui de la Droite dite républicaine, aujourd’hui divisée mais toujours capable de se rassembler ?
Les cases que devra cocher ce candidat sont évidentes : la compétence alimentée par l’expérience, la capacité d’analyse et de propositions, la connaissance des problèmes internationaux qui conditionnent notre avenir.
L’heure est à la réflexion.