Nous y sommes… ou presque. On connaît les candidats à la primaire voulue par trois organisations dont le Parti Socialiste. Ils seront cinq, quatre candidats et une candidate, à solliciter le vote en leur faveur des adhérents du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste. Pourront également participer au scrutin, des citoyennes et des citoyens, non membres de ces trois formations, qui s’acquitteront d’un « cens » qui leur donnera le droit de voter. Trois débats relayés par des chaînes de télévision devraient permettre à ces postulants à une fonction d’une très grande importance de se faire connaître d’abord, pour certains, de démontrer ensuite leur capacité d’analyse du contexte national et international. Car c’est à cela qu’on reconnaîtra celui ou celle qui aurait les qualités indispensables pour discuter et affronter demains les TRUMP, POUTINE et autres chefs d’Etats retors et puissants.
Il suffit d’imaginer chaque prétendant dans cette position de représentant de la France pour, immédiatement, se forger une opinion. Pour être Président de la République il ne suffit pas de le vouloir, d’en avoir envie et d’en posséder l’ambition. Il faut « porter le costume » et là, quel que soit le tailleur, on observera rapidement les « retouches » qu’il faudra apporter.
Ces cinq personnalités seront amenées à formuler des propositions relatives aux grands problèmes du moment et pour lesquels nos concitoyens attendent des solutions. Pour trois d’entre elles, membres du Parti Socialiste, ce sera chose facile puisque le PS a adopté un projet et un programme il y a quelques semaines. On imagine mal l’un des trois défendant une proposition qui serait contraire à ce qu’a décidé le Parti. Pour les deux autres on découvrira peut-être ce qui fait la différence entre leur formation respective et le Parti Socialiste. Elle doit être mineure.
En effet, le fondateur de Place Publique, Raphaël GLUCKSMANN a, à deux reprises, conduit la liste socialiste aux élections européennes et a été élu grâce à la logistique du PS et en défendant les positions politiques de ce parti.
Le représentant de la Gauche républicaine et socialiste, Emmanuel MAUREL connaît le PS pour en avoir été membre avant de rejoindre les Insoumis. Elu député en 2024, il siège au sein du groupe communiste…
Il faudra attendre le 10 octobre pour connaître les résultats d’un premier tour et le 17 du même mois s’il est nécessaire de voter une seconde fois. Cette formalité étant accomplie, il faudra alors que la Gauche de Gouvernement se mette en situation d’être présente au 2ème tour de l’élection présidentielle, le 2 mai 2027. Les sondages, qui ne font pas l’élection, seront néanmoins un bon indicateur de l’audience, dans l’opinion, des différents candidats.
Socialistes, communistes, écologistes devront s’accorder s’ils veulent éviter une confrontation des extrêmes. Au-delà de la primaire à venir, c’est là que se situe le véritable enjeu.