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jeudi 3 avril 2025

Défendre la Démocratie

Depuis la condamnation de Madame LE PEN, lundi dernier, les réactions de certains responsables politiques, et non des moindres, interpellent celles et ceux qui sont attachés au respect de certains principes dans la République.

Les faits reprochés sont indéniables, avérés, condamnables et donc condamnés. Ces faits ne sont pas mineurs : détournement de fonds publics à des fins privées. Une circonstance aggravante découle de la situation des accusés : ce sont des élus du peuple, des représentants démocratiquement désignés pour porter la parole et la volonté des citoyens. 

La morale et l’éthique sont deux concepts complémentaires qui s’imposent à toute personne investie d’un mandat électif. Ce statut doit conduire à l’exemplarité. Trop d’élus ont tendance à considérer que leurs fonctions les exonèrent de respecter la Loi. Car c’est bien cette question qui est posée dans cette affaire et dans quelques autres qui ont amené le législateur, au nom du peuple, à fixer des règles strictes. La loi interdit le détournement de fonds publics à des fins privées. Si cette loi n’est pas respectée, des sanctions sont prévues et, dans le cas présent, pour permettre aux citoyens d’avoir confiance en leurs élus, ceux-ci sont punis sévèrement lorsqu’ils sortent du cadre légal.

Une loi peut toujours être corrigée, améliorée, renforcée par une autre loi mais, pour l’heure, elle s’applique dans sa plus stricte rédaction. S’en prendre au juge qui ne fait que se référer à la législation existante est le plus mauvais coup que l’on peut porter au principe de la séparation des pouvoirs. Ceux qui usent de cette méthode démontrent le peu de cas qu’ils font de notre fonctionnement démocratique. Ce n’est pas surprenant de la part de l’extrême-droite. Ce l’est davantage lorsque ces critiques, ces accusations même sont formulées par le leader des Insoumis qui se réclame d’une appartenance à la Gauche française. Ce l’est encore plus quand c’est le Premier Ministre lui-même, dont le parti, le Modem, a été condamné en première instance pour des faits similaires, en appel et donc à nouveau présumé innocent, exprime son trouble devant la décision des juges et invite le Parlement à reconsidérer les dispositions législatives existantes.

L’accélération de la procédure d’appel demandée par le Garde des Sceaux DARMANIN, et envisagée comme probable constitue également une atteinte au principe d’égalité en droits face à la loi.

Devant ces réactions dangereuses pour le bon fonctionnement de nos institutions, le Parti Socialiste a lancé une pétition afin de soutenir la Démocratie. On la trouve aisément sur le site du PS et on ne peut qu’encourager le plus grand nombre de citoyens à la signer. Ce sera un des moyens de défendre les valeurs fondamentales de notre République.

lundi 31 mars 2025

Un projet, un programme, une direction

Tout le monde s’accorde pour considérer l’élection présidentielle comme le temps fort de la vie politique française. Celle de 2027 revêt une importance particulière. Le président sortant ne sera pas candidat. La Constitution ne le permet pas. Ce sera la fin d’une période ouverte en 2017  avec  l’élection  d’Emmanuel  MACRON.  On  entrait  alors  dans un « nouveau monde », celui du « en même temps » dans lequel droite et gauche étaient désormais représentées par la macronie. Huit ans plus tard, on mesure l’hypocrisie et l’absurdité de cette théorie qui était finalement de masquer l’orientation libérale du Chef de l’Etat et de ceux qui l’ont suivi, y compris en trahissant leur famille politique d’origine.

L’élection présidentielle de 2027 sera aussi l’occasion pour la Gauche de regagner la confiance d’une majorité de Françaises et de Français. Quand on parle de Gauche il est évident que s’en est exclu lui-même Jean-Luc MÉLENCHON qui bafoue régulièrement les valeurs de référence du camp du progrès, ne serait-ce que celle de la démocratie interne d’une organisation politique. Cela ne signifie pas que la recherche d’un accord politique programmatique le plus large possible doit être abandonné. Cet accord programmatique pour mener une action gouvernementale est la base essentielle et nécessaire pour garantir le rassemblement indispensable pour permettre l’alternance.

On en revient tout naturellement à l’élection présidentielle de 2027 dont les résultats sont loin d’être certains pour les différentes sensibilités politiques de notre pays mais qui seront fonction de la présence ou non au second tour. Or, cette certitude ne deviendra réalité qu’à partir d’au moins deux conditions : un accord politique à gauche et une incarnation à travers un candidat dont l’expérience et la compétence seront constatées largement.

Mais avant d’en arriver à un accord politique de la Gauche qui veut gouverner dans le respect de nos institutions, encore faut-il que le Parti Socialiste soit à la hauteur des responsabilités qui sont les siennes dans le paysage politique français. Il en est capable. Il l’a démontré à plusieurs reprises au cours des décennies écoulées.

Dans deux mois et demi, le PS tiendra son congrès à Nancy. Ce congrès se prépare avec les militants et ne sera réussi que s’il affiche le rassemblement le plus large possible pour préparer la suite. Nous l’avons déjà dit : un projet, un programme, une direction sont les trois mots-clés de référence. C’est la désignation de la direction du Parti qui sera déterminante. Plusieurs déclarations d’intention se sont déjà manifestées. Les militants devront choisir et se donner les moyens d’aborder les prochaines échéances de la vie politique française.