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jeudi 3 septembre 2026

Importance de la politique internationale

La campagne électorale pour l’élection présidentielle d’avril 2027 permettra de mieux connaître les projets politiques de celui ou de celle qui, en définitive, sera Chef de l’Etat pendant les cinq années qui suivront la décision de la majorité des Français.

Nos concitoyens seront intéressés par ce qui touche à leur vie quotidienne : leurs revenus et leur pouvoir d’achat, l’enseignement de leurs enfants, la santé, leur retraite, le logement, autant de domaines et quelques autres pour lesquels les décisions de l’Etat et de ses dirigeants sont indispensables. Encore faudra-t-il qu’il y ait une majorité de députés à l’Assemblée Nationale pour voter les lois, et notamment le budget, qui permettront la mise en œuvre de ces orientations annoncées par le Président de la République élu. C’est un autre débat qui s’ouvrira très vraisemblablement au lendemain de l’élection présidentielle.

Si la politique intérieure retiendra d’abord l’attention de nos concitoyens, il conviendra d’être vigilant à l’égard du contexte international. Celui-ci est très préoccupant. Les conflits armés sont nombreux à travers le monde, en Ukraine et au Moyen-Orient notamment. Les comportements de quelques chefs d’Etats, POUTINE, TRUMP, NETANYAHOU parmi d’autres plongent le monde dans un climat d’incertitudes. 

Or, si la Constitution prévoit que c’est le Gouvernement qui détermine et conduit la politique de la Nation, le Général DE GAULLE a fait de la politique internationale dès sa première élection à la présidence de la République, en décembre 1958, le « domaine réservé » du Chef de l’Etat. Tous ses successeurs, depuis lors, ont agi de la même façon. C’est dire l’importance de cette fonction et l’impérieuse nécessité d’élire une personnalité particulièrement compétente dans l’analyse des grands équilibres internationaux. L’expérience dans ce domaine devra être prise en considération.

La France a un rôle de premier plan, au niveau européen d’abord, au plan international ensuite. Elle est membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU et cela lui confère une responsabilité de grande importance. Pour tenir un dialogue de fermeté devant les Etats-Unis, la Russie ou la Chine, il faut un savoir-faire que la plupart des candidats déclarés n’a pas.

L’âge de la retraite, la baisse ou la hausse de la TVA, l’imposition de l’héritage et beaucoup d’autres seront des thèmes qui seront évoqués durant cette campagne. La manière de conduire une politique internationale qui permettra à la France d’être une puissance de référence est tout aussi importante. 

lundi 31 août 2026

Réfléchissons bien

La période estivale s’achève. Les vacances sont terminées. Nous sommes entrés dans un moment qui sera fertile en évènements politiques. Cela a commencé la semaine dernière à l’occasion de différentes manifestations dont les médias se sont fait l’écho. De nombreuses « universités de rentrée » des partis politiques, du MEDEF, des déclarations de responsables syndicaux ont été autant d’occasions pour évoquer LE sujet qui retient l’attention : l’élection présidentielle d’avril 2027. Huit mois nous en séparent. On connaîtra de nombreux rebondissements qui permettront de nombreux commentaires. Des candidatures déclarées ou supposées alimentent le débat. Les sondages vont constituer la référence des analyses à venir.

Tout le monde s’accorde pour considérer que la candidate d’extrême-droite arrivera en tête au soir du premier tour. C’est en effet possible mais une élection n’est jamais ni gagnée, ni perdue avant qu’elle ait eu lieu. Pour les démocrates, pour les républicains, tous les arguments devront être développés pour amener les électeurs potentiels de la candidate RN à mesurer les menaces qu’elle fait peser sur notre pays, sur l’Europe, sur nos institutions et les convaincre de changer d’intention de vote.

Un autre danger pèse sur l’issue de cette élection, la qualification, pour le second tour, de l’insoumis Jean-Luc MÉLENCHON. Là aussi, des électrices et des électeurs assurément de gauche risquent d’être leurrés par les propositions irresponsables du candidat qui se prétend représentant de Gauche, mais dont la pratique dans son parti, l’hostilité permanente manifestée à l’égard de la Gauche de Gouvernement, les discours de division régulièrement prononcés, les amitiés internationales avec des dictateurs en font un adversaire du fonctionnement démocratique de nos institutions.

Dans ce contexte, le Parti Socialiste qui a décidé de l’organisation de primaires devra, à travers ses responsables et les candidats au vote interne prévu en octobre, développer des arguments pour redevenir une référence dans le paysage politique. Pour ce vote interne, les primaires, plusieurs candidatures se sont déjà manifestées. Il convient d’attendre qu’elles soient officialisées parce qu’elles rempliront les conditions de présentation arrêtées par le PS.

Néanmoins, et d’ores et déjà, les futurs votants aux primaires doivent avoir  présent  à  l’esprit  une  donnée  fondamentale : choisir  le  candidat qui sera présent au second tour. C’est là que se situe le véritable enjeu. Qui peut le mieux contrarier les résultats supposés de la candidate d’extrême-droite, de celui de l’extrême-gauche, voire de celui de la Droite dite républicaine, aujourd’hui divisée mais toujours capable de se rassembler ?

Les cases que devra cocher ce candidat sont évidentes : la compétence alimentée par l’expérience, la capacité d’analyse et de propositions, la connaissance des problèmes internationaux qui conditionnent notre avenir.

L’heure est à la réflexion.