Dans deux jours, les Françaises et les Français auront choisi la liste de candidats et le maire qu’ils souhaiteraient voir diriger leur commune, ville ou village. Dans de nombreux cas il faudra un deuxième tour et c’est là que les incertitudes demeureront. La présence d’une seule liste ou de deux garantit l’élection dès dimanche. Ailleurs, il faudra revoter le 22 mars. Entre-temps, des accords politiques interviendront entre les listes susceptibles d’être encore en lice pour le second tour. Ces accords seront portés dans la plupart des cas par les organisations politiques locales.
Pour les socialistes, les communistes et les écologistes, il n’y a pas d’ambiguïté : il faut battre la droite dans laquelle s’est rangée la macronie et éliminer l’extrême-droite. Cette dernière intention n’est pas la plus facile à réaliser. De plus en plus de nos concitoyens apportent leur suffrage aux candidats lepénistes ou à leurs alliés. Certains à droite, tel le président des Républicains, RETAILLEAU, reprennent à leur compte les thèses portées par l’extrême-droite et n’excluent pas des accords électoraux avec les héritiers du fascisme, du pétainisme, voire du nazisme. C’est inimaginable que l’on en soit arrivé à ce point de l’oubli des drames provoqués par ces idéologies et que l’on croyait à jamais disparus quatre-vingt ans plus tard.
Dans cette campagne électorale municipale, une autre organisation retient l’attention des médias : les mélenchonistes. Ceux-ci pratiquent un « culte du chef » qui les amène à défendre des positions en contradiction avec les valeurs républicaines, avec le respect de la Démocratie. Les Insoumis ne sont pas une organisation de Gauche. Leurs électeurs le sont assurément pour la plupart. Ce sont eux qu’il faut convaincre qu’ils ont été trompés. En présentant des candidats dans les villes dirigées par la Gauche, et par les socialistes en particulier, les Insoumis ont repris à leur compte la formule des staliniens en 1936 : il faut « plumer la volaille socialiste ». Il ne faut pas être à gauche pour afficher une telle intention.
Le Parti Socialiste a rejeté l’hypothèse d’un accord national avec LFI. C’est une bonne chose. Cela n’exclut pas les analyses locales des résultats du premier tour pour préparer le deuxième tour avec cet objectif déjà évoqué ici, battre la droite et éliminer l’extrême-droite.
Dimanche soir, on connaîtra le choix de nos concitoyens. C’est à partir de là que des décisions déterminantes devront être prises, pour le second tour des municipales d’abord, mais aussi pour la préparation de l’élection présidentielle de 2027.