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jeudi 17 septembre 2026

Une primaire, et après ?

Nous y sommes… ou presque. On connaît les candidats à la primaire voulue par trois organisations dont le Parti Socialiste. Ils seront cinq, quatre candidats et une candidate, à solliciter le vote en leur faveur des adhérents du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste.  Pourront  également  participer  au  scrutin, des  citoyennes  et des citoyens, non membres de ces trois formations, qui s’acquitteront d’un « cens » qui leur donnera le droit de voter. Trois débats relayés par des chaînes de télévision devraient permettre à ces postulants à une fonction d’une très grande importance de se faire connaître d’abord, pour certains, de démontrer ensuite leur capacité d’analyse du contexte national et international. Car c’est à cela qu’on reconnaîtra celui ou celle qui aurait les qualités indispensables pour discuter et affronter demains les TRUMP, POUTINE et autres chefs d’Etats retors et puissants.

Il suffit d’imaginer chaque prétendant dans cette position de représentant de la France pour, immédiatement, se forger une opinion. Pour être Président de la République il ne suffit pas de le vouloir, d’en avoir envie et d’en posséder l’ambition. Il faut « porter le costume » et là, quel que soit le tailleur, on observera rapidement les « retouches » qu’il faudra apporter.

Ces cinq personnalités seront amenées à formuler des propositions relatives aux grands problèmes du moment et pour lesquels nos concitoyens attendent des solutions. Pour trois d’entre elles, membres du Parti Socialiste, ce sera chose facile puisque le PS a adopté un projet et un programme il y a quelques semaines. On imagine mal l’un des trois défendant une proposition qui serait contraire à ce qu’a décidé le Parti. Pour les deux autres on découvrira peut-être ce qui fait la différence entre leur formation respective et le Parti Socialiste. Elle doit être mineure.

En effet, le fondateur de Place Publique, Raphaël GLUCKSMANN a, à deux reprises, conduit la liste socialiste aux élections européennes et a été élu grâce à la logistique du PS et en défendant les positions politiques de ce parti. 

Le représentant de la Gauche républicaine et socialiste, Emmanuel MAUREL connaît le PS pour en avoir été membre avant de rejoindre les Insoumis. Elu député en 2024, il siège au sein du groupe communiste…

Il faudra attendre le 10 octobre pour connaître les résultats d’un premier tour et le 17 du même mois s’il est nécessaire de voter une seconde fois. Cette formalité étant accomplie, il faudra alors que la Gauche de Gouvernement se mette en situation d’être présente au 2ème tour de l’élection présidentielle, le 2 mai 2027. Les sondages, qui ne font pas l’élection, seront néanmoins un bon indicateur de l’audience, dans l’opinion, des différents candidats.

Socialistes, communistes, écologistes devront s’accorder s’ils veulent éviter une confrontation des extrêmes. Au-delà de la primaire à venir, c’est là que se situe le véritable enjeu. 

lundi 14 septembre 2026

Pour une ambition collective

Regarder les chaînes d’information continue à la télévision contribue certainement à entretenir les sentiments d’inquiétude, voire d’angoisse, qui pèsent sur nos concitoyens. Même la météo s’en mêle lorsque nous sont annoncées, en cette mi-septembre, des températures caniculaires et qu’on nous rappelle que c’est la conséquence d’une absence de volontarisme dans la protection de notre environnement et de notre planète.

Le contexte international influence assurément cette anxiété en raison des guerres qui continuent de sévir en Ukraine et au Moyen-Orient et sur la menace de leur extension. Ce ne sont pas les propos incohérents du président des Etats-Unis qui peuvent rassurer. Bien au contraire.

En France, la campagne présidentielle occupe les médias où on nous rebat les oreilles d’une élection quasiment acquise de la candidate d’extrême-droite face à celui de l’extrême-gauche, en l’occurrence Jean-Luc MÉLENCHON. Il faut déplorer la belle part que font les médias audiovisuels aux représentants du RN ou à ses supporters. Ce n’est pas ainsi que l’on défendra la Démocratie.

Fort heureusement, des réactions se manifestent. Il faut saluer celle de France-Inter  où,  par  la  grève  durant  deux  jours,  est  dénoncée l’arrivée au sein de la rédaction d’un journaliste porteur de thèses extrémistes. Le pluralisme est une très bonne chose mais il a ses limites surtout quand il banalise l’extrême-droite. « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté » disait SAINT-JUST à la Révolution de 1789. Ce concept est toujours d’actualité. Il n’est pourtant pas pris en considération par la « mélenchonie ».

En effet, dans un débat législatif engagé à l’Assemblée Nationale sur une proposition de loi transpartisane signée par 241 députés de différents partis, contre les violences sexuelles, on observe que les Insoumis n’en sont pas au prétexte que le texte serait trop répressif. Entendre une pareille ineptie de la part de ceux qui prétendent bouleverser l’ordre établi est aberrant. Les électrices et électeurs de gauche, les jeunes en particulier, séduits par le discours du candidat MÉLENCHON doivent ouvrir les yeux et prendre en compte le comportement irresponsable de LFI.

Plus que jamais, à ce moment de notre histoire contemporaine, nous devons œuvrer pour le rassemblement. Cela vaut pour les Socialistes d’abord qui ne manqueront pas de se diviser, de se disputer même à l’occasion de cette primaire qui ne réglera rien. Cela vaut pour la Gauche de Gouvernement qui devra soutenir celui ou celle qui pourra être présent au second tour. C’est une nouvelle Gauche qui est à réaliser. Encore faut-il que la raison l’emporte sur l’ambition personnelle. En politique, l’ambition est indispensable. Encore faut-il qu’elle soit au service du collectif.