Il n’y a pas de fumée sans feu nous dit le proverbe. Cela pourrait s’appliquer à la situation judiciaire de cette eurodéputée mélenchoniste mise en examen pour apologie du terrorisme. La présomption d’innocence est un principe fondamental dans le fonctionnement de notre Justice. Il s’applique à Madame HASSAN, cette parlementaire européenne qui sera jugée en juillet prochain pour des faits avérés, la publication de posts sur le réseau social X. On pourrait s’en tenir là et laisser faire la justice si le « leader minimo » MÉLENCHON n’avait pas dénoncé une « police politique » à la suite de la mise en garde à vue de cette personne.
Quel paradoxe que de tenir de tels propos quand on soutient les dictatures, et donc la police forcément politique, à Cuba, au Venezuela et qu’on témoigne d’une réelle sympathie pour POUTINE, autre praticien des arrestations arbitraires. C’est ce visage-là de la mélenchonie qu’il importe de faire connaître aux électeurs de la Gauche qui votent pour les candidats LFI.
Les récentes élections municipales ont fait apparaître un autre paradoxe : pour les mélenchonistes, il fallait battre les listes de gauche, socialistes, communistes, écologistes en se prétendant eux-mêmes des représentants de gauche. Lors de la désignation des maires de gauche, les Insoumis battus ont insisté sur leur volonté de s’opposer fermement à ces nouvelles municipalités sans faire référence, à aucun moment, à une possibilité de s’inscrire dans une démarche constructive. En même temps qu’ils entretiennent un climat de tension et d’agitation, ils font preuve d’un nihilisme cynique.
Une formule nouvelle est apparue dans le vocabulaire mélenchoniste : la nouvelle France. Ce concept est dangereux et très ambigüe. Cela signifierait-il qu’il existe une « ancienne » France, une « vieille » France ? Cela n’a pas de sens rationnel sauf à vouloir cultiver les divisions dans la société française. On ne peut qu’être satisfait de l’élection de maires dont eux-mêmes, leurs parents ou leurs grands-parents ont été des immigrés. Ces élus sont d’abord Français et appartiennent à la communauté nationale avec leurs différences, comme nous en avons tous, les uns par rapport aux autres.
Dans ce contexte, il nous faut rappeler avec force la grandeur de la République, du respect de ses lois, des valeurs de référence qui permettent de vivre ensemble quelles que soient nos origines familiales ou géographiques ou notre religion. Le communautarisme cultivé par LFI doit être condamné.