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vendredi 3 avril 2026

Paradoxe

Il n’y a pas de fumée sans feu nous dit le proverbe. Cela pourrait s’appliquer à la situation judiciaire de cette eurodéputée mélenchoniste mise en examen pour apologie du terrorisme. La présomption d’innocence est un principe fondamental dans le fonctionnement de notre Justice. Il s’applique à Madame HASSAN, cette parlementaire européenne qui sera jugée en juillet prochain pour des faits avérés, la publication de posts sur le réseau social X. On pourrait s’en tenir là et laisser faire la justice si le « leader minimo » MÉLENCHON n’avait pas dénoncé une « police politique » à la suite de la mise en garde à vue de cette personne.

Quel paradoxe que de tenir de tels propos quand on soutient les dictatures, et donc la police forcément politique, à Cuba, au Venezuela et qu’on témoigne d’une réelle sympathie pour POUTINE, autre praticien des arrestations arbitraires. C’est ce visage-là de la mélenchonie qu’il importe de faire connaître aux électeurs de la Gauche qui votent pour les candidats LFI. 

Les récentes élections municipales ont fait apparaître un autre paradoxe : pour les mélenchonistes, il fallait battre les listes de gauche, socialistes, communistes, écologistes en se prétendant eux-mêmes des représentants de gauche. Lors de la désignation des maires de gauche, les Insoumis battus ont insisté sur leur volonté de s’opposer fermement à ces nouvelles municipalités sans faire référence, à aucun moment, à une possibilité de s’inscrire dans une démarche constructive. En même temps qu’ils entretiennent un climat de tension et d’agitation, ils font preuve d’un nihilisme cynique.

Une formule nouvelle est apparue dans le vocabulaire mélenchoniste : la nouvelle France. Ce concept est dangereux et très ambigüe. Cela signifierait-il qu’il existe une « ancienne » France, une « vieille » France ? Cela n’a pas de sens rationnel sauf à vouloir cultiver les divisions dans la société française. On ne peut qu’être satisfait de l’élection de maires dont eux-mêmes, leurs parents ou leurs grands-parents ont été des immigrés. Ces élus sont d’abord Français et appartiennent à la communauté nationale avec leurs différences, comme nous en avons tous, les uns par rapport aux autres.

Dans ce contexte, il nous faut rappeler avec force la grandeur de la République, du respect de ses lois, des valeurs de référence qui permettent de vivre ensemble quelles que soient nos origines familiales ou géographiques ou notre religion. Le communautarisme cultivé par LFI doit être condamné. 

lundi 30 mars 2026

Les leçons de l’Histoire

La vie politique, dans une Démocratie comme la nôtre, est marquée par des séquences successives. Ce sont des décisions prises par les assemblées élues, tant au plan local que national. Ces décisions sont préparées, discutées, votées, mises en application. Ce sont aussi des rendez-vous électoraux qui interviennent régulièrement en fonction de ce qui est prévu par les dispositions légales qui régissent nos institutions.

Les conseils municipaux de toutes les communes de France ont été élus, les maires ont été désignés. Le mandat durera six ans ou sept ans. En effet, dans six ans, durée normale du mandat municipal, nous aurons une élection présidentielle qui interviendra cinq ans après celle de 2027. Dans ce cas, il est possible, mais pas obligatoire, que le gouvernement d’alors décide de prolonger d’un an la durée du mandat local pour éviter la confusion entre deux élections de caractère différent. Chaque chose en son temps. 

Pour l’heure, c’est bien l’élection présidentielle qui constitue la prochaine consultation électorale générale. Il est possible, cependant, que des élections partielles aient lieu, législatives notamment lorsqu’un député a été élu maire et que son suppléant ne veut pas ou ne peut pas siéger à l’Assemblée Nationale. Les résultats de ces éventuels scrutins à venir seront une nouvelle indication pour les organisations politiques qui préparent la présidentielle. 

La Gauche, dans sa pluralité, devra se mettre en situation d’avoir un candidat ou une candidate qui franchira le premier tour, c’est-à-dire qui sera en première ou seconde position. Pas de triangulaire, de quadrangulaire pour ce scrutin, la Constitution en détermine les règles.

Nous avons déjà évoqué ici les conditions indispensables et nécessaires pour atteindre cet objectif : un projet, un programme, un candidat porté par le plus large rassemblement possible des organisations qui se réclament de la Gauche. La direction du Parti Socialiste doit prendre rapidement des initiatives pour remplir ces conditions et cela de façon claire et sans ambiguïté comme cela a été le cas ces derniers temps. La rupture avec les responsables des Insoumis est consommée. Il faut désormais s’adresser aux électrices et électeurs de gauche qui ont voté pour cette mouvance.

A plusieurs reprises, ces derniers temps, François HOLLANDE a évoqué la création d’une Fédération des organisations de gauche qui veulent travailler ensemble. C’est une bonne formule qui a déjà démontré son efficacité. C’était en 1965 avec la création de la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste (FGDS). Le Parti Socialiste d’alors, la SFIO, en était le moteur. Ce type d’organisation a conduit la Gauche non communiste à faire élire 121 députés aux élections législatives de 1967, un premier succès depuis le retour du Général DE GAULLE en 1958.

L’Histoire ne se répète pas, on le sait. Elle éclaire l’avenir. Il ne faut pas hésiter à en tirer des leçons.