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jeudi 26 mars 2026

Fédérer la Gauche

Les élections municipales étant passées, les regards se tournent désormais vers l’élection présidentielle qui aura lieu normalement dans un an, en avril 2027. Le moment est donc venu, pour les organisations politiques, de s’y préparer. Laissons la droite et l’extrême-droite se débrouiller avec leurs candidatures potentielles. Observons cependant la « porosité » qui semble s’établir entre les deux. Les positions affichées depuis quelques semaines démontrent le peu de différence idéologique entre RETAILLEAU et LE PEN.

A Gauche, les choses ne sont pas simples. Les déclarations, les propos tenus par Jean-Luc MÉLENCHON confortent de plus en plus l’idée que le leader des Insoumis n’est pas un homme de Gauche. Son peu de considération pour la Démocratie, interne dans son parti et externe pour les institutions, son antisémitisme affiché, sa violence à l’égard de son ancienne famille politique, le Parti Socialiste, ont amené le Premier Secrétaire, Olivier FAURE, à le traiter de « boulet » pour la Gauche. Cette approche est juste pour l’individu MÉLENCHON. Elle ne l’est pas pour les électrices et les électeurs des candidats insoumis. C’est à eux qu’il faut s’adresser en leur apportant les réponses responsables qu’ils attendent.

Ces réponses doivent figurer dans un projet de société et un programme gouvernemental que les Socialistes doivent défendre sans tarder devant l’opinion. Des travaux ont déjà été menés. S’il reste des questions touchant à la politique nationale, européenne et internationale qui ne sont pas encore réglées, il faut le faire immédiatement. Cela permettra de montrer les différences fondamentales qui existent entre la droite et la gauche. Au sein de cette dernière, le PS a un rôle déterminant à jouer avec ses partenaires qui entendent gouverner ensemble. Les élections municipales qui viennent de se dérouler ont montré que les accords facilitaient la victoire.

Dans le même temps, la recherche du candidat ou de la candidate le mieux placé pour être au second tour va constituer le second sujet à régler. La disparition de Lionel JOSPIN a permis de rappeler ce que celui-ci avait connu en 2002, son élimination au premier tour de l’élection présidentielle, malgré cinq années de gouvernement dont on souligne, 24 ans plus tard, les avancées incontestables.

Or, les raisons de cet échec sont bien connues : la division de la Gauche. Huit candidats appartenant à des organisations de gauche dont plusieurs ministres ou représentants de cette gauche plurielle sur laquelle la politique avait été menée pendant cinq ans étaient en lice. Le résultat fut la conséquence de cette division. Aujourd’hui, tous ces candidats et candidates plus ou moins déclarés doivent se rappeler ce que nous avons connu alors.

Pour éviter qu’un pareil « cataclysme » se reproduise, il importe de fédérer toutes les organisations qui ont envie de gouverner ensemble pour défendre la Démocratie, les libertés, la solidarité, la justice sociale. Tel doit être l’objectif à mettre en œuvre désormais.

lundi 23 mars 2026

Bien préparer la suite

On a gagné, ils ont perdu. C’est le vocabulaire de circonstance au soir d’une élection quand les résultats sont connus. Plus importante est l’analyse que l’on fait et que l’on fera de ces résultats en partant des villes perdues par les uns, gagnées par les autres.

La première constatation qui s’impose même si elle n’est pas nouvelle malheureusement, ce sont les résultats obtenus par les listes d’extrême-droite. Dans certains cas, ce sont des municipalités de gauche depuis de nombreuses années qui doivent laisser la place aux lepénistes et leurs alliés. La priorité est donc bien, pour la Gauche responsable, de s’organiser en conséquence pour regagner la confiance des citoyennes et des citoyens qui considèrent que la solution à leurs problèmes leur sera apportée par l’extrême-droite. Il faut donc les convaincre qu’ils se fourvoient en se donnant les moyens de démonter les propositions programmatiques quand elles existent et en condamnant avec force l’orientation idéologique de cette mouvance pour qui xénophobie, racisme, antisémitisme constituent les références.

Les résultats obtenus par les listes de gauche en fonction des alliances conclues pour le second tour méritent une analyse approfondie. Ces résultats démontrent le bien fondé du refus d’un accord national avec les mélenchonistes. Lorsqu’ils ont été conclus au plan local, ils n’ont pas permis, globalement, d’obtenir ce que l’on en attendait. Il faut sans doute prendre en compte une situation bien antérieure aux élections municipales. Au lendemain de ce second tour, des responsables socialistes, le Premier Secrétaire Olivier FAURE lui-même, semblent découvrir le caractère inadmissible des propos et comportements de MÉLENCHON. Nous avons dit et répétons que ce personnage renie ses engagements à Gauche et que cette dernière, si elle entend gouverner, doit prendre ses distances avec les Insoumis qui font du PS leur principal adversaire.

L’élection présidentielle de 2027 est évidemment désormais dans toutes les têtes. Des candidatures se confirment, à droite surtout. La Gauche demeure plus que jamais devant le choix du candidat qui permettra le rassemblement nécessaire pour être présent au second tour. Les Socialistes sont les mieux placés pour assurer cette perspective. La condition réside dans leur capacité à se rassembler eux-mêmes. Dans le même temps, ils peuvent partir des avancées reconnues des politiques menées sous les présidences de François MITTERRAND et François HOLLANDE et avec le gouvernement de Lionel JOSPIN. 

Un projet de société pour la France et pour l’Europe et un programme gouvernemental dans lequel la solidarité, la protection de l’environnement, le développement économique occuperont une place de première importance devront compléter ce rappel jusqu’alors négligé.

Les jours qui viennent nous apporteront, on l’espère, la démonstration que tout est possible.


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La disparition de Lionel JOSPIN alors que nous rédigeons ce blog vient endeuiller cette journée. Nous rendons hommage à celui qui a su rassembler la « gauche plurielle ». Que son exemple soit la référence pour le plus grand nombre.