La situation au Moyen-Orient, en Iran en particulier, est très préoccupante. Les équilibres internationaux sont menacés. Le comportement irrationnel de TRUMP est angoissant. L’ONU doit retrouver son rôle de conciliateur. C’était celui qui lui était dévolu par ses fondateurs en 1945. Parmi eux, la France qui, malheureusement, a perdu de son autorité depuis quelques temps. C’est un problème qui se posera au moment de l’élection présidentielle de 2027 au même titre que les orientations politiques, économiques, sociales, environnementales propres à la France. Depuis 1958, la pratique institutionnelle a fait que c’est le Chef de l’Etat qui est l’acteur principal de notre politique étrangère. On ne peut pas dire que cela ait été une réussite depuis 2017.
Cette situation internationale ne doit pas faire passer au second plan les sujets de politique nationale. Dans deux semaines, le premier tour des élections municipales nous aura donné l’état d’esprit de nos concitoyens vis-à-vis des différentes sensibilités politiques. Ce serait très grave pour l’avenir de notre République et de nos libertés si l’extrême-droite voyait son audience dans le pays encore progresser. Nous aurons des éléments d’analyse qui permettront de bien préparer l’élection présidentielle d’avril 2027.
Le Conseil d’Etat chargé de dire le Droit dans notre pays lorsqu’il y a contestation a confirmé que la France Insoumise était bien un parti d’extrême-gauche. Extrémiste, assurément. De gauche, nous en doutons. On ne peut se revendiquer de la Gauche française quand on n’applique pas la démocratie dans son fonctionnement. Le « culte du chef » est monnaie courante dans un système politique qui ne respecte pas le pluralisme des idées et la liberté de les défendre.
Etre à gauche c’est refuser la violence, celle qui s’est manifestée à Lyon et qui a coûté la vie à un jeune homme. C’est ne pas soutenir une organisation dissoute dont les membres continuent de pratiquer des agressions physiques. Etre à gauche c’est condamner le terrorisme tel qu’il s’est produit en Israël en octobre 2023 et ne pas tenir des propos que l’on pourrait qualifier d’antisémites ou racistes. Or c’est ce qu’on observe chez le leader (on pourrait dire le gourou) de LFI, en l’occurrence MÉLENCHON.
Des électrices et des électeurs sincèrement de gauche ont cru, en 2017 puis en 2022, que le candidat le plus représentatif de leurs aspirations était celui-là. Ils se sont trompés. Ils ont été leurrés par un discours exaltant. Il y a désormais l’urgente nécessité de démontrer le caractère inacceptable des positions des Insoumis et de leurs responsables. On ne peut pas se trouver en présence de deux candidatures d’extrêmes, droite ou gauche, au second tour de l’élection présidentielle.
Pour éviter ce cas de figure et compte-tenu des nombreuses candidatures annoncées à Droite, il revient au Parti Socialiste de proposer un candidat de la Gauche de Gouvernement rassemblée le plus largement possible et capable d’être présent au second tour.