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lundi 2 novembre 2026

Répondre à la rue

On ne rappellera jamais assez la responsabilité d’Emmanuel MACRON et de ceux qui le soutiennent depuis dix ans dans la situation que connaît la France aujourd’hui, situation qui paraît inextricable. Mais l’heure n’est pas seulement à dénoncer les méfaits de la politique macronienne. Il importe d’abord de trouver les voies et moyens qui permettront de sortir de l’impasse dans laquelle nous a engagé la macronie.

Pour la troisième fois en deux semaines, plusieurs centaines de milliers de citoyens, jeunes et moins jeunes, ont manifesté leurs exigences de réponses aux problèmes auxquels ils sont confrontés. Face à cette situation, un gouvernement timoré tarde à présenter des solutions et le fait dans une certaine confusion qui n’arrange rien. Les jeunes et leurs exigences légitimes de pouvoir étudier dans de bonnes conditions, les familles et leur demande d’amélioration de leur pouvoir d’achat ne peuvent se satisfaire des tergiversations de l’Exécutif.

C’est pourtant au Gouvernement, au Premier Ministre, d’afficher une volonté de résoudre les problèmes posés. Les statistiques publiées par le ministère de l’Education Nationale selon lesquelles 1% seulement des établissements scolaires seraient bloqués en ce jour de rentrée ne sont pas forcément rassurantes. Les lycéens, les étudiants, les enseignants, les parents d’élèves doivent avoir des engagements fermes et programmés de la part de l’Etat pour redonner à notre système éducatif les moyens dont il a besoin.

Le pouvoir en place mettra en avant les difficultés financières du pays. La dette abyssale dans laquelle il nous a entraînés, l’impossibilité apparente d’équilibrer le budget demeureront tant qu’on ne voudra pas rechercher des recettes en imposant davantage les plus hauts revenus. La théorie macroniste du « ruissellement » a montré son inefficacité pour ne pas dire son inexistence.

Il faut rapidement passer à autre chose et cesser de donner l’impression que l’on a choisi le « pourrissement » de la situation sans que l’on sache d’ailleurs où cela mènerait. D’aucuns font un rapprochement avec ce que la France a connu en 1968. Le contexte est complètement différent. A l’époque, le Chef de l’Etat, le Général DE GAULLE, avait été élu en 1965 pour un septennat. Il avait encore quatre années devant lui. Ce n’est pas le cas de l’actuel Président de la République qui, dans six mois, aura un successeur.

Qui plus est, il y a 58 ans, l’extrême-droite n’occupait pas le devant de la scène politique comme c’est le cas aujourd’hui. Les Insoumis n’existaient pas. La Gauche et la Droite dite républicaine s’affrontaient démocratiquement au Parlement et dans les urnes. Dans l’avenir immédiat, les risques sont réels. Ils pèsent sur le fonctionnement de nos institutions. Ils menacent notre République. Nous le redisons : les intentions formulées par les deux candidats que les sondages annoncent présents au second tour sont dangereuses. Il faut les combattre vigoureusement. Le Gouvernement doit montrer l’exemple en apportant des réponses à celles et ceux qui ont choisi la rue pour clamer leur colère. 

jeudi 29 octobre 2026

Crise ou compromis ?

L’actualité politique et sociale de ces derniers jours est particulièrement riche en évènements. Les sujets qui occupent les médias sont nombreux. L’accident ferroviaire en Espagne, catastrophe particulièrement dramatique, occupe la « une » de la presse écrite et les écrans des chaînes d’information continue. La situation difficile que traversent  les commerçants, la révolte des lycéens et des étudiants contre l’état de délabrement  de  notre  système  éducatif, conséquence  de  dix  années de « macronisme », le pouvoir d’achat des Français toujours en berne, tout cela fait passer au second plan un sujet pourtant de première importance : le budget.

L’Assemblée Nationale examine actuellement les mesures proposées par le Gouvernement, tant pour le pays que pour la sécurité sociale. La question qui est sur toutes les lèvres des observateurs est simple : la France aura-t-elle un budget pour 2027 ? L’hypothèse d’une censure du gouvernement est également envisagée avec toutes les conséquences sur la situation sociale évoquée à l’instant et le déroulement de la campagne présidentielle.

Les extrémistes et leurs candidats, le RN et LFI, ne peuvent que tirer avantage des incertitudes qui découlent du contexte. Les partis politiques de gouvernement, à droite comme à gauche, doivent d’abord penser à l’intérêt de la France et des ses habitants et leurs candidats doivent avancer des solutions concrètes et réalistes plutôt que de satisfaire leur égo.

Il faut, dans le même temps bien entendu, démonter les propositions des candidats extrémistes quand on les connaît. La candidate du RN exprime des intentions qui trouvent leurs origines dans le racisme et la xénophobie qui sont la caractéristique première et historique de cette mouvance. Nos institutions, la Constitution notamment, ne permettent pas la mise en œuvre des orientations politiques annoncées, sauf à enclencher un processus de « coup d’état » qui mettrait à mal la Démocratie et nos libertés.

Pour ce qui est du candidat des Insoumis, ses déclarations préconisent l’instauration d’un chaos politique lui aussi porteur de risques pour la Démocratie et nos libertés. On ne voit apparaître que des propositions démagogiques et irréalistes en regard de la réalité politique, économique, sociale qui nous entoure.

Le Parti Socialiste et ses parlementaires s’emploient à bien montrer leur opposition à la politique conduite par la macronie et ses représentants. Ils n’acceptent pas que l’on fasse peser les économies sur les classes moyennes et populaires. La discussion est loin d’être close. Le compromis devra être recherché si le Gouvernement s’y prête et le permet. Personne n’a réellement intérêt à créer une crise politique à partir d’une motion de censure. L’élection présidentielle et les élections législatives qui ne manqueraient pas de suivre créeront un contexte nouveau qu’il faut avoir la sagesse d’attendre.

Il y a cependant des limites que, seul, le Gouvernement peut éviter de franchir.