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lundi 16 février 2026

Evènement dramatique et perspectives d’avenir

Une campagne électorale est généralement l’occasion d’échanges vifs, parfois violents, entre les représentants d’organisations politiques différentes. En démocratie, et nous sommes en démocratie, lorsque cette violence entraîne la mort d’une personne, les limites du tolérable sont largement dépassées et cela, quelle que soit la sensibilité de la victime.

Samedi, à Lyon, un jeune militant d’extrême-droite est mort à la suite de l’agression dont il a été victime de la part d’autres militants, d’extrême-gauche. C’est en tout cas, ce qui ressort des informations qui circulent. C’est inadmissible. Malheureusement, les extrémistes ont fréquemment recours à la violence physique pour faire triompher leurs théories.

Cet évènement, la mort d’un jeune homme à Lyon, ne doit pas pour autant influencer l’opinion publique dans ses choix, au moment des élections. Ce sont les candidats, les projets qu’ils portent qui doivent guider la décision des électrices et des électeurs, le jour du vote. On se souvient malheureusement des conséquences de l’assassinat d’un vieux monsieur à Orléans, quelques jours avant l’élection présidentielle de 2002. Jean-Marie LE PEN avait alors recueilli plus de suffrages que Lionel JOSPIN, ce qui lui permettait d’être présent au second tour face à Jacques CHIRAC.

C’est dans quatorze mois qu’aura lieu la prochaine désignation du Président de la République si elle intervient à la date prévue par la Constitution. Quel que soit le nombre de candidatures issues de la Gauche, on ne répètera jamais assez que l’objectif, c’est d’être présent au second tour. Des noms commencent à circuler. Dans son édition du 14 février dernier, le journal Le Monde présente une excellente analyse de la situation et évoque l’éventuelle candidature de François HOLLANDE. Le moment est venu de ne plus ressasser les insatisfactions de son quinquennat 2012-2017 pour valoriser les avancées sociales, économiques, sociétales, culturelles, environnementales de la politique conduite alors. Il faut passer du « verre à moitié vide » au « verre à moitié plein ».

Tout le monde s’accorde à reconnaître chez François HOLLANDE sa connaissance des problèmes nationaux et internationaux. Cela constitue un atout incontestable dans les débats à venir, tant avec la Droite qu’avec l’extrême-droite. D’ailleurs, les rapprochements de plus en plus visibles et évidents entre les deux seront assurément clarifiés à l’occasion de la campagne présidentielle.

Le Parti Socialiste vit un moment des plus importants de son histoire. Il lui faut conserver des villes, Paris, Marseille, Lille et quelques autres. Il lui faut en gagner de nouvelles et retisser le maillage de ses élus locaux dans le plus grand nombre de communes. Si cette épreuve est remportée dans des conditions satisfaisantes, tout sera possible pour la présidentielle de 2027. Restera néanmoins à définir le projet et à désigner le candidat qui le portera.

vendredi 13 février 2026

En campagne…

Dans un mois se déroulera le premier tour des élections municipales dans toutes les communes de France, villes et villages. La campagne électorale entre chaque jour davantage dans sa phase active. Les candidats développent leurs arguments en utilisant les moyens traditionnels qui ont fait leurs preuves, tracts, affiches, porte à porte, réunions publiques. Plus sournoisement, les réseaux sociaux diffusent des messages, des commentaires pas toujours de bonne qualité. Ils permettent trop souvent d’exprimer des attaques personnelles à l’encontre des adversaires sans pour autant développer des arguments relatifs à un programme d’action municipale.

Les élus sortants présentent le bilan de leur mandat écoulé et proposent des réalisations nouvelles pour les six années à venir. Les adversaires critiquent ce qui a été fait, souvent davantage que de formuler des nouvelles politiques locales.

Parmi ces adversaires figurent les extrémistes, de droite comme de gauche, qui font de ces élections territoriales un moyen de développer leurs idéologies respectives qui, pour le Rassemblement National comme pour les Insoumis, n’ont qu’un seul objectif : préparer l’élection présidentielle de 2027.

Pour ce faire, les mélenchonistes privilégient les attaques violentes, démagogiques et mensongères à l’encontre des socialistes. L’objectif est clair : il s’agit d’obtenir le soutien du plus grand nombre possible d’électrices et d’électeurs de Gauche pour les retrouver, dans un an, dans un vote favorable à Jean-Luc MÉLENCHON. Chaque chose en son temps et pour l’heure c’est d’élections locales dont il s’agit.

Socialistes et Communistes se retrouvent très souvent ensemble dans des listes d’union. C’est une bonne chose si l’on veut bien considérer que les causes de la rupture en 1920 sont, aujourd’hui, devenues totalement obsolètes. C’est un autre débat qu’il faudra bien ouvrir un jour que celui de la réunification d’une gauche démocratique, progressiste et responsable.

Se réclamant de la Gauche pour certains d’entre eux, les écologistes font ici et là, liste à part. C’est là la traduction du peu d’intérêt qu’ils portent à la vie locale et à son organisation. Les ambitions personnelles l’emportent sur l’intérêt général. Alors que la plupart des organisations politiques considèrent comme nécessaire la protection de la planète et de notre cadre de vie, il n’est pas rationnel de ne se préoccuper que de l’écologie.

C’est le choix des Socialistes qui, à côté de mesures indispensables pour protéger notre environnement, se préoccupent tout autant de rendre effective la justice sociale, fiscale, de mettre en place des mesures sociétales, culturelles, éducatives, de veiller aux équilibres internationaux.

Avoir tout cela dans ses objectifs rend encore plus crédibles les politiques municipales menées jusqu’alors et à mettre en œuvre dans les six ans à venir par les candidats socialistes.