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lundi 30 mars 2026

Les leçons de l’Histoire

La vie politique, dans une Démocratie comme la nôtre, est marquée par des séquences successives. Ce sont des décisions prises par les assemblées élues, tant au plan local que national. Ces décisions sont préparées, discutées, votées, mises en application. Ce sont aussi des rendez-vous électoraux qui interviennent régulièrement en fonction de ce qui est prévu par les dispositions légales qui régissent nos institutions.

Les conseils municipaux de toutes les communes de France ont été élus, les maires ont été désignés. Le mandat durera six ans ou sept ans. En effet, dans six ans, durée normale du mandat municipal, nous aurons une élection présidentielle qui interviendra cinq ans après celle de 2027. Dans ce cas, il est possible, mais pas obligatoire, que le gouvernement d’alors décide de prolonger d’un an la durée du mandat local pour éviter la confusion entre deux élections de caractère différent. Chaque chose en son temps. 

Pour l’heure, c’est bien l’élection présidentielle qui constitue la prochaine consultation électorale générale. Il est possible, cependant, que des élections partielles aient lieu, législatives notamment lorsqu’un député a été élu maire et que son suppléant ne veut pas ou ne peut pas siéger à l’Assemblée Nationale. Les résultats de ces éventuels scrutins à venir seront une nouvelle indication pour les organisations politiques qui préparent la présidentielle. 

La Gauche, dans sa pluralité, devra se mettre en situation d’avoir un candidat ou une candidate qui franchira le premier tour, c’est-à-dire qui sera en première ou seconde position. Pas de triangulaire, de quadrangulaire pour ce scrutin, la Constitution en détermine les règles.

Nous avons déjà évoqué ici les conditions indispensables et nécessaires pour atteindre cet objectif : un projet, un programme, un candidat porté par le plus large rassemblement possible des organisations qui se réclament de la Gauche. La direction du Parti Socialiste doit prendre rapidement des initiatives pour remplir ces conditions et cela de façon claire et sans ambiguïté comme cela a été le cas ces derniers temps. La rupture avec les responsables des Insoumis est consommée. Il faut désormais s’adresser aux électrices et électeurs de gauche qui ont voté pour cette mouvance.

A plusieurs reprises, ces derniers temps, François HOLLANDE a évoqué la création d’une Fédération des organisations de gauche qui veulent travailler ensemble. C’est une bonne formule qui a déjà démontré son efficacité. C’était en 1965 avec la création de la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste (FGDS). Le Parti Socialiste d’alors, la SFIO, en était le moteur. Ce type d’organisation a conduit la Gauche non communiste à faire élire 121 députés aux élections législatives de 1967, un premier succès depuis le retour du Général DE GAULLE en 1958.

L’Histoire ne se répète pas, on le sait. Elle éclaire l’avenir. Il ne faut pas hésiter à en tirer des leçons.

jeudi 26 mars 2026

Fédérer la Gauche

Les élections municipales étant passées, les regards se tournent désormais vers l’élection présidentielle qui aura lieu normalement dans un an, en avril 2027. Le moment est donc venu, pour les organisations politiques, de s’y préparer. Laissons la droite et l’extrême-droite se débrouiller avec leurs candidatures potentielles. Observons cependant la « porosité » qui semble s’établir entre les deux. Les positions affichées depuis quelques semaines démontrent le peu de différence idéologique entre RETAILLEAU et LE PEN.

A Gauche, les choses ne sont pas simples. Les déclarations, les propos tenus par Jean-Luc MÉLENCHON confortent de plus en plus l’idée que le leader des Insoumis n’est pas un homme de Gauche. Son peu de considération pour la Démocratie, interne dans son parti et externe pour les institutions, son antisémitisme affiché, sa violence à l’égard de son ancienne famille politique, le Parti Socialiste, ont amené le Premier Secrétaire, Olivier FAURE, à le traiter de « boulet » pour la Gauche. Cette approche est juste pour l’individu MÉLENCHON. Elle ne l’est pas pour les électrices et les électeurs des candidats insoumis. C’est à eux qu’il faut s’adresser en leur apportant les réponses responsables qu’ils attendent.

Ces réponses doivent figurer dans un projet de société et un programme gouvernemental que les Socialistes doivent défendre sans tarder devant l’opinion. Des travaux ont déjà été menés. S’il reste des questions touchant à la politique nationale, européenne et internationale qui ne sont pas encore réglées, il faut le faire immédiatement. Cela permettra de montrer les différences fondamentales qui existent entre la droite et la gauche. Au sein de cette dernière, le PS a un rôle déterminant à jouer avec ses partenaires qui entendent gouverner ensemble. Les élections municipales qui viennent de se dérouler ont montré que les accords facilitaient la victoire.

Dans le même temps, la recherche du candidat ou de la candidate le mieux placé pour être au second tour va constituer le second sujet à régler. La disparition de Lionel JOSPIN a permis de rappeler ce que celui-ci avait connu en 2002, son élimination au premier tour de l’élection présidentielle, malgré cinq années de gouvernement dont on souligne, 24 ans plus tard, les avancées incontestables.

Or, les raisons de cet échec sont bien connues : la division de la Gauche. Huit candidats appartenant à des organisations de gauche dont plusieurs ministres ou représentants de cette gauche plurielle sur laquelle la politique avait été menée pendant cinq ans étaient en lice. Le résultat fut la conséquence de cette division. Aujourd’hui, tous ces candidats et candidates plus ou moins déclarés doivent se rappeler ce que nous avons connu alors.

Pour éviter qu’un pareil « cataclysme » se reproduise, il importe de fédérer toutes les organisations qui ont envie de gouverner ensemble pour défendre la Démocratie, les libertés, la solidarité, la justice sociale. Tel doit être l’objectif à mettre en œuvre désormais.