Réagissez !

lundi 31 août 2026

Réfléchissons bien

La période estivale s’achève. Les vacances sont terminées. Nous sommes entrés dans un moment qui sera fertile en évènements politiques. Cela a commencé la semaine dernière à l’occasion de différentes manifestations dont les médias se sont fait l’écho. De nombreuses « universités de rentrée » des partis politiques, du MEDEF, des déclarations de responsables syndicaux ont été autant d’occasions pour évoquer LE sujet qui retient l’attention : l’élection présidentielle d’avril 2027. Huit mois nous en séparent. On connaîtra de nombreux rebondissements qui permettront de nombreux commentaires. Des candidatures déclarées ou supposées alimentent le débat. Les sondages vont constituer la référence des analyses à venir.

Tout le monde s’accorde pour considérer que la candidate d’extrême-droite arrivera en tête au soir du premier tour. C’est en effet possible mais une élection n’est jamais ni gagnée, ni perdue avant qu’elle ait eu lieu. Pour les démocrates, pour les républicains, tous les arguments devront être développés pour amener les électeurs potentiels de la candidate RN à mesurer les menaces qu’elle fait peser sur notre pays, sur l’Europe, sur nos institutions et les convaincre de changer d’intention de vote.

Un autre danger pèse sur l’issue de cette élection, la qualification, pour le second tour, de l’insoumis Jean-Luc MÉLENCHON. Là aussi, des électrices et des électeurs assurément de gauche risquent d’être leurrés par les propositions irresponsables du candidat qui se prétend représentant de Gauche, mais dont la pratique dans son parti, l’hostilité permanente manifestée à l’égard de la Gauche de Gouvernement, les discours de division régulièrement prononcés, les amitiés internationales avec des dictateurs en font un adversaire du fonctionnement démocratique de nos institutions.

Dans ce contexte, le Parti Socialiste qui a décidé de l’organisation de primaires devra, à travers ses responsables et les candidats au vote interne prévu en octobre, développer des arguments pour redevenir une référence dans le paysage politique. Pour ce vote interne, les primaires, plusieurs candidatures se sont déjà manifestées. Il convient d’attendre qu’elles soient officialisées parce qu’elles rempliront les conditions de présentation arrêtées par le PS.

Néanmoins, et d’ores et déjà, les futurs votants aux primaires doivent avoir  présent  à  l’esprit  une  donnée  fondamentale : choisir  le  candidat qui sera présent au second tour. C’est là que se situe le véritable enjeu. Qui peut le mieux contrarier les résultats supposés de la candidate d’extrême-droite, de celui de l’extrême-gauche, voire de celui de la Droite dite républicaine, aujourd’hui divisée mais toujours capable de se rassembler ?

Les cases que devra cocher ce candidat sont évidentes : la compétence alimentée par l’expérience, la capacité d’analyse et de propositions, la connaissance des problèmes internationaux qui conditionnent notre avenir.

L’heure est à la réflexion.

lundi 13 juillet 2026

Une décision importante

La décision des militants socialistes du 9 juillet dernier est d’une très grande importance. Elle a mis fin à des incertitudes qui pesaient sur la vie du Parti, conséquences d’une stratégie imaginée par la direction du PS et son Premier Secrétaire Olivier FAURE. La solution retenue par 55 % des membres du Parti va permettre la désignation du candidat que le PS soutiendra pour l’élection présidentielle d’avril 2027. Dix ans après l’échec de Benoît HAMON, la Gauche de Gouvernement pourra envisager son retour aux responsabilités.

De nombreuses étapes sont encore à franchir, la prochaine consistant en l’organisation de la désignation du candidat PS. Elle est envisagée début octobre, la période estivale ne permettant pas raisonnablement d’imaginer cette procédure avant la rentrée. D’ores et déjà des candidatures se sont manifestées, d’autres viendront. Il n’est pas l’heure d’évoquer ici celle que nous soutiendrons. Il faudra d’abord analyser sereinement les capacités de chaque prétendant à exercer la fonction de Chef de l’Etat. Il faudra surtout se mettre en situation d’être présent au second tour. 

Il appartient donc au Premier Secrétaire, Olivier FAURE, de préparer cette désignation. Même si le choix qu’il proposait le 9 juillet n’a pas été retenu et que donc il a perdu ce vote, il demeure en responsabilité et personne ne lui demande de démissionner. Nul doute que celles et ceux qui défendaient le mode de désignation décidé par les militants socialistes veilleront à l’application de cette décision dans les meilleures conditions possibles.

La campagne électorale à venir sera l’occasion de présenter un programme d’action gouvernementale. Depuis dix ans, la « macronie » libérale a suscité beaucoup d’insatisfactions. Les Socialistes n’ont pas exercé de responsabilités politiques au cours de cette période. Par contre, ils peuvent se prévaloir des avancées sociales, économiques, culturelles, sociétales à l’origine desquelles ils ont joué un rôle déterminant à chaque fois qu’ils ont gouverné le pays. La direction du PS a été trop en retrait, depuis plusieurs années, sur ce nécessaire rappel. Il importe de redire à nos concitoyens ce que les gouvernements de gauche dirigés par des Socialistes ont fait pour changer la vie des Français. Ce fut le cas entre 1981 et 1995, pendant les deux septennats de François MITTERRAND, entre 1997 et 2002 avec Lionel JOSPIN et entre 2012 et 2017 sous la présidence de François HOLLANDE.

Nous ne nous livrerons pas ici à l’établissement d’une liste de ces décisions qui ont contribué à plus de justice sociale et à des politiques économiques positives. Il faudra cependant le faire pour que les électrices et les électeurs manifestent à nouveau majoritairement leur confiance en la Gauche.


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Sans préjuger des évènements et de l’actualité politique des quelques semaines à venir, je suspendrai la publication de ce blog jusque début septembre. 
Bonnes vacances à celles et ceux qui me lisent.