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lundi 2 mars 2026

Non aux extrémistes

La situation au Moyen-Orient, en Iran en particulier, est très préoccupante. Les équilibres internationaux sont menacés. Le comportement irrationnel de TRUMP est angoissant. L’ONU doit retrouver son rôle de conciliateur. C’était celui qui lui était dévolu par ses fondateurs en 1945. Parmi eux, la France qui, malheureusement, a perdu de son autorité depuis quelques temps. C’est un problème qui se posera au moment de l’élection présidentielle de 2027 au même titre que les orientations politiques, économiques, sociales, environnementales propres à la France. Depuis 1958, la pratique institutionnelle a fait que c’est le Chef de l’Etat qui est l’acteur principal de notre politique étrangère. On ne peut pas dire que cela ait été une réussite depuis 2017.

Cette situation internationale ne doit pas faire passer au second plan les sujets de politique nationale. Dans deux semaines, le premier tour des élections municipales nous aura donné l’état d’esprit de nos concitoyens vis-à-vis des différentes sensibilités politiques. Ce serait très grave pour l’avenir de notre République et de nos libertés si l’extrême-droite voyait son audience dans le pays encore progresser. Nous aurons des éléments d’analyse qui permettront de bien préparer l’élection présidentielle d’avril 2027.

Le Conseil d’Etat chargé de dire le Droit dans notre pays lorsqu’il y a contestation a confirmé que la France Insoumise était bien un parti d’extrême-gauche. Extrémiste, assurément. De gauche, nous en doutons. On ne peut se revendiquer de la Gauche française quand on n’applique pas la démocratie dans son fonctionnement. Le « culte du chef » est monnaie courante dans un système politique qui ne respecte pas le pluralisme des idées et la liberté de les défendre.

Etre à gauche c’est refuser la violence, celle qui s’est manifestée à Lyon et qui a coûté la vie à un jeune homme. C’est ne pas soutenir une organisation dissoute dont les membres continuent de pratiquer des agressions physiques. Etre à gauche c’est condamner le terrorisme tel qu’il s’est produit en Israël en octobre 2023 et ne pas tenir des propos que l’on pourrait qualifier d’antisémites ou racistes. Or c’est ce qu’on observe chez le leader (on pourrait dire le gourou) de LFI, en l’occurrence MÉLENCHON.

Des électrices et des électeurs sincèrement de gauche ont cru, en 2017 puis en 2022, que le candidat le plus représentatif de leurs aspirations était celui-là. Ils se sont trompés. Ils ont été leurrés par un discours exaltant. Il y a désormais l’urgente nécessité de démontrer le caractère inacceptable des positions des Insoumis et de leurs responsables. On ne peut pas se trouver en présence de deux candidatures d’extrêmes, droite ou gauche, au second tour de l’élection présidentielle.

Pour éviter ce cas de figure et compte-tenu des nombreuses candidatures annoncées à Droite, il revient au Parti Socialiste de proposer un candidat de la Gauche de Gouvernement rassemblée le plus largement possible et capable d’être présent au second tour.

jeudi 26 février 2026

Une liberté nouvelle

La loi oblige, la loi protège. Elle oblige à être respectée par tous. Parfois elle crée de nouvelles contraintes. Le Conseil Constitutionnel peut alors être saisi et vérifier que les principes fondamentaux de notre République et, notamment, nos libertés sont garantis.

Hier, une majorité de Députés, 299 pour et 226 contre, a voté en deuxième lecture, la loi instaurant un « droit à l’aide à mourir ». Le Sénat va, à nouveau, s’en saisir. Sa majorité de Droite rejettera ce texte qui reviendra à l’Assemblée Nationale. C’est dire que la question n’est pas encore complètement réglée. 

Comme son nom l’indique, cette proposition de loi instaure un droit. En cela, elle oblige à être appliquée. Elle crée aussi une liberté nouvelle, celle pour tout un chacun de décider de sa fin de vie. Ce concept peut choquer les croyants pour qui la vie et la mort ne peuvent dépendre que de Dieu. Cette référence n’est pas acceptable dans un Etat ou la Laïcité est une des valeurs de nos institutions. Ce ne sont pas les religions qui dictent les lois de la République. Cette loi, lorsqu’elle sera définitivement votée n’obligera personne à mettre fin à ses jours. Cette décision dépend uniquement de celui ou de celle qui l’aura décidée. En soi, c’est donc d’abord une liberté que l’évolution de notre société rend souhaitable et souhaitée par une large majorité de nos concitoyens.

Il est choquant d’entendre ses adversaires vouloir nous empêcher de disposer de cette liberté nouvelle. Cela ne surprendra personne de souligner que ces adversaires siègent, pour la plupart d’entre eux, sur les bancs de la Droite et à l’extrême-droite. Pour ceux-là, la liberté n’est jamais la priorité. Cela nous donne un aperçu de ce qu’il adviendrait de bon nombre des avancées sociales et politiques que la France a connues depuis plus d’un siècle. C’est une raison supplémentaire pour empêcher l’extrême-droite d’accéder au pouvoir. 

Pour en revenir à cette législation, les conditions de son application sont définies, trop limitativement pour certains. Comme toute législation, les choses évolueront avec le temps. Le plus important aura été de passer une nouvelle étape de ce droit sociétal, dix ans après (c’était en 2016) la loi Claeys-Leonetti qui a clarifié alors les conditions de l’arrêt des traitements.

Il faudra donc attendre encore quelques semaines avant que cette nouvelle liberté puisse être usée par celles et ceux qui le voudront.