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vendredi 25 septembre 2026

Actualité politique

Plusieurs évènements de l’actualité politique ont marqué cette fin de semaine et ont suscité de nombreux commentaires. Ils méritent d’être analysés.

Aujourd’hui, c’est la venue du Pape en France qui occupe les écrans de toutes les chaînes d’information continue. On ne peut pas y échapper. Depuis le début de la semaine, le sujet avait été très largement annoncé. L’organisation de cette visite estimée à 27 millions d’euros est essentiellement à la charge de l’Eglise catholique de France mais des fonds publics y seront néanmoins consacrés, 250 000 euros pour la ville de Metz, par exemple, où Léon XIV se rendra. Après tout, c’est un Chef d’Etat…le 224ème en superficie avec 44 hectares et en population estimée à 764 habitants.

Sans verser dans l’anticléricalisme primaire, rappelons cependant que le Pape est le chef d’une religion qui a provoqué des drames énormes dans l’Histoire de l’Humanité. La réserve et le silence du Pape Pie XII face aux crimes du régime nazi ont fait l’objet d’analyses approfondies de la part des historiens. Reconnaissons toutefois que Léon XIV et son prédécesseur, le Pape François, ont exprimé, à plusieurs reprises, leur intérêt pour les questions sociales et les injustices que l’on y rencontre.

Autre sujet, l’intervention télévisée du Président de la République, hier soir. Alors que les Français sont particulièrement inquiets, le Chef de l’Etat se devait de livrer quelques informations au grand public, comme il l’avait fait quelques jours auparavant avec les responsables des partis politiques. Emmanuel MACRON a été interviewé par deux journalistes sur des sujets qui sont au centre des préoccupations de nos concitoyens. En dramatisant les enjeux géopolitiques du moment, il a voulu se donner l’image d’un responsable politique, en fin de mandat, qui joue un rôle important pour résoudre les problèmes internationaux. Il n’est pas sûr que les téléspectateurs aient été complètement rassurés en l’écoutant. 

Enfin, le débat des primaires qui s’est déroulé mercredi soir à la télévision avec les cinq candidats de gauche devait être un temps fort dans la préparation de cet acte politique. Il faudra mieux faire les prochaines fois puisqu’il doit y en avoir deux autres avant le vote des 9 et 10 octobre. Les réponses des cinq prétendants sur les sujets qui retiennent l’attention de nos concitoyens, le prix des carburants, le contexte de guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, les salaires et le pouvoir d’achat, la dette, n’ont pas été fondamentalement opposées. Quelques différences d’appréciation sont apparues pour ce qui est de la position à tenir à l’égard du gouvernement israélien.

Les relations avec les Insoumis et leur leader-candidat ont fait apparaître de réelles divergences sur lesquelles nous reviendrons.

Ce premier débat n’aura pas convaincu sur la capacité réelle de tel ou tel candidat à exercer la responsabilité majeure de Chef de l’Etat. Mais là aussi, nous y reviendrons.