Le 1er mai n’est pas un jour férié ordinaire. Ce n’est pas la conséquence d’une référence religieuse ou lié à la commémoration d’un évènement historique, comme le sera le 8 mai prochain, et qui nous oblige à un devoir de mémoire. C’est la fête des travailleurs, c’est-à-dire de toutes celles et de tous ceux qui travaillent ou qui ont travaillé pour assurer leurs besoins, se nourrir, se loger, se former, se divertir. C’est une date qui trouve sa raison d’être en se référant au 1er mai 1886 et au 1er mai 1891.
En 1886, c’est aux Etats-Unis que des centaines d’ouvriers défilent dans tout le pays. Une répression sanglante aura lieu à Chicago. En 1891, c’est à Fourmies, dans le Nord, que l’armée tirera sur la foule qui manifestait, faisant de nombreux morts. C’est dire que cette histoire du 1er mai aura été marquée par des évènements tragiques qui ont affecté le monde ouvrier. Elle est devenue et doit demeurer une date symbolique de commémoration et de revendications.
Comment ne pas être choqué par les intentions de certains de remettre en question le caractère chômé de cette journée. Evidemment, on les trouve dans les rangs de la droite et de l’extrême-droite. N’oublions pas que c’est PÉTAIN, dès 1941, qui a instauré la fête du travail (et non des travailleurs), en référence à sa devise ultraréactionnaire « travail, famille, patrie ». Fort heureusement, à la Libération, ce concept disparaîtra.
C’est un ancien Premier Ministre de la macronie, Gabriel ATTAL, qui a porté la dernière attaque contre le code du travail. Il avait le soutien, pour mener à son terme cette démarche antisociale, de la droite de RETAILLEAU et de l’extrême-droite. La Gauche et le Parti Socialiste en particulier ont immédiatement organisé la résistance à cette intention funeste. Les syndicats ont réagi de la même façon. Tout cela a amené le Gouvernement à ne pas donner suite à cette proposition.
On voit, à travers cette illustration, combien les luttes revendicatrices de défense des intérêts des salariés sont toujours indispensables. Certains de nos concitoyens de milieux modestes ou défavorisés sont amenés à voter pour les candidats d’extrême-droite parce qu’ils pensent que ceux-ci les aideront à résoudre leurs problèmes de pouvoir d’achat. Ils se trompent lourdement. Ils doivent prendre en considération que cette extrême-droite plonge ses racines dans le pétainiste et le fascisme et qu’elle est au service des privilégiés au détriment des droits des salariés.
Les revendications sociales ne sont plus de même nature qu’en 1849 lorsqu’a été voté la première loi interdisant le travail des enfants de… moins de 8 ans, ou en 1936 lorsque les Socialistes avec Léon BLUM ont instauré la semaine de 40 heures et les premiers congés payés (15 jours). Aujourd’hui, c’est le pouvoir d’achat, l’âge de la retraite entre autres auxquels les actions revendicatives doivent permettre d’obtenir des réponses satisfaisantes du patronat et de l’Etat.
Répétons-le, ce n’est ni la Droite conservatrice et libérale ni l’extrême-droite qui règleront ces sujets. Leurs propositions et leurs prises de position dans les débats récents prouvent le contraire. C’est bien la Gauche de Gouvernement qui, sans démagogie ni outrance insurrectionnelle mélenchoniste pourra, si elle accède au pouvoir, prendre les décisions nécessaires.
En attendant, le 1er mai demeure le meilleur moment pour défendre ces revendications.
