On a gagné, ils ont perdu. C’est le vocabulaire de circonstance au soir d’une élection quand les résultats sont connus. Plus importante est l’analyse que l’on fait et que l’on fera de ces résultats en partant des villes perdues par les uns, gagnées par les autres.
La première constatation qui s’impose même si elle n’est pas nouvelle malheureusement, ce sont les résultats obtenus par les listes d’extrême-droite. Dans certains cas, ce sont des municipalités de gauche depuis de nombreuses années qui doivent laisser la place aux lepénistes et leurs alliés. La priorité est donc bien, pour la Gauche responsable, de s’organiser en conséquence pour regagner la confiance des citoyennes et des citoyens qui considèrent que la solution à leurs problèmes leur sera apportée par l’extrême-droite. Il faut donc les convaincre qu’ils se fourvoient en se donnant les moyens de démonter les propositions programmatiques quand elles existent et en condamnant avec force l’orientation idéologique de cette mouvance pour qui xénophobie, racisme, antisémitisme constituent les références.
Les résultats obtenus par les listes de gauche en fonction des alliances conclues pour le second tour méritent une analyse approfondie. Ces résultats démontrent le bien fondé du refus d’un accord national avec les mélenchonistes. Lorsqu’ils ont été conclus au plan local, ils n’ont pas permis, globalement, d’obtenir ce que l’on en attendait. Il faut sans doute prendre en compte une situation bien antérieure aux élections municipales. Au lendemain de ce second tour, des responsables socialistes, le Premier Secrétaire Olivier FAURE lui-même, semblent découvrir le caractère inadmissible des propos et comportements de MÉLENCHON. Nous avons dit et répétons que ce personnage renie ses engagements à Gauche et que cette dernière, si elle entend gouverner, doit prendre ses distances avec les Insoumis qui font du PS leur principal adversaire.
L’élection présidentielle de 2027 est évidemment désormais dans toutes les têtes. Des candidatures se confirment, à droite surtout. La Gauche demeure plus que jamais devant le choix du candidat qui permettra le rassemblement nécessaire pour être présent au second tour. Les Socialistes sont les mieux placés pour assurer cette perspective. La condition réside dans leur capacité à se rassembler eux-mêmes. Dans le même temps, ils peuvent partir des avancées reconnues des politiques menées sous les présidences de François MITTERRAND et François HOLLANDE et avec le gouvernement de Lionel JOSPIN.
Un projet de société pour la France et pour l’Europe et un programme gouvernemental dans lequel la solidarité, la protection de l’environnement, le développement économique occuperont une place de première importance devront compléter ce rappel jusqu’alors négligé.
Les jours qui viennent nous apporteront, on l’espère, la démonstration que tout est possible.
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La disparition de Lionel JOSPIN alors que nous rédigeons ce blog vient endeuiller cette journée. Nous rendons hommage à celui qui a su rassembler la « gauche plurielle ». Que son exemple soit la référence pour le plus grand nombre.
