Réagissez !

lundi 7 septembre 2026

Agir face au danger

La bombe politique a explosé hier soir, en Allemagne, au vu des résultats des élections dans le Land de Saxe-Anhalt. Même si les sondages sur les intentions de vote le laissaient supposer, le score réalisé par les candidats d’extrême-droite ne peut pas laisser indifférent. C’est une nouvelle confirmation des risques qui pèsent sur les démocraties, en France, en Europe et dans le Monde.

On pourrait se dire qu’après tout, les citoyens ont choisi librement leurs élus,  que  le  vote  s’est  déroulé  dans  le  respect  de  la  Démocratie. Ce  serait  vrai  si  les  représentants  de  ce  parti, l’AfD, et  plus généralement les organisations d’extrême-droite ne puisaient pas leur idéologie et ne faisaient pas régulièrement référence au nazisme qui a dévasté l’Allemagne et l’Europe il y a 87 ans. Ce serait vrai si on oubliait l’Histoire : HITLER a accédé au pouvoir en janvier 1933 après la victoire des nazis à des élections organisées démocratiquement. Deux mois plus tard, le Parlement à sa botte lui donne les pleins pouvoirs, ce dont il usera et abusera pendant plus de dix ans.

Veut-on revivre cela ou, en tout cas, prendre le risque de le revivre ? C’est à cette question qu’il devient urgent de répondre pour celles et ceux qui sont attachés à la Démocratie et aux libertés. Ces deux valeurs fondamentales doivent être défendues avec détermination. Mais il faut aussi les protéger et, pour cela, mettre en œuvre des moyens juridiques qui permettront de juguler cette progression des idées propagées par l’extrême-droite. 

On connaît bien les causes de cette montée de l’audience de la mouvance nationaliste dans l’opinion. Au-delà des références idéologiques qui ne concernent qu’un faible pourcentage des électrices et des électeurs des candidats d’extrême-droite, un très grand nombre de nos concitoyens qui ne trouvent pas de réponse de la part des responsables politiques à leurs problèmes de la vie quotidienne pensent, à tort, que l’extrême-droite répondra à leurs attentes.

En France, le Rassemblement National entretient ce sentiment de « peur du lendemain », désigne des boucs-émissaires, en l’occurrence les étrangers, formule des propositions démagogiques dangereuses pour nos institutions et pour la République. Comme pour tout ce qui touche à la protection de notre environnement, « ne regardons pas ailleurs quand la maison brûle ». 

Lorsque  le  premier  vice-président  du  RN, Louis  ALIOT, déclare vouloir « couper le robinet » à l’Ukraine qui défend son territoire face à l’envahisseur, le dictateur POUTINE, quand on sait la sympathie plus ou moins explicite manifestée par Madame LE PEN à l’égard de ce même dictateur, on a là suffisamment d’indicateurs de ce que serait la politique de l’extrême-droite française si elle accédait au pouvoir.

Chaque jour qui passe accroît les dangers qui menacent notre pays et l’Europe. On ne peut pas rester sans réagir et, surtout, sans agir.

jeudi 3 septembre 2026

Importance de la politique internationale

La campagne électorale pour l’élection présidentielle d’avril 2027 permettra de mieux connaître les projets politiques de celui ou de celle qui, en définitive, sera Chef de l’Etat pendant les cinq années qui suivront la décision de la majorité des Français.

Nos concitoyens seront intéressés par ce qui touche à leur vie quotidienne : leurs revenus et leur pouvoir d’achat, l’enseignement de leurs enfants, la santé, leur retraite, le logement, autant de domaines et quelques autres pour lesquels les décisions de l’Etat et de ses dirigeants sont indispensables. Encore faudra-t-il qu’il y ait une majorité de députés à l’Assemblée Nationale pour voter les lois, et notamment le budget, qui permettront la mise en œuvre de ces orientations annoncées par le Président de la République élu. C’est un autre débat qui s’ouvrira très vraisemblablement au lendemain de l’élection présidentielle.

Si la politique intérieure retiendra d’abord l’attention de nos concitoyens, il conviendra d’être vigilant à l’égard du contexte international. Celui-ci est très préoccupant. Les conflits armés sont nombreux à travers le monde, en Ukraine et au Moyen-Orient notamment. Les comportements de quelques chefs d’Etats, POUTINE, TRUMP, NETANYAHOU parmi d’autres plongent le monde dans un climat d’incertitudes. 

Or, si la Constitution prévoit que c’est le Gouvernement qui détermine et conduit la politique de la Nation, le Général DE GAULLE a fait de la politique internationale dès sa première élection à la présidence de la République, en décembre 1958, le « domaine réservé » du Chef de l’Etat. Tous ses successeurs, depuis lors, ont agi de la même façon. C’est dire l’importance de cette fonction et l’impérieuse nécessité d’élire une personnalité particulièrement compétente dans l’analyse des grands équilibres internationaux. L’expérience dans ce domaine devra être prise en considération.

La France a un rôle de premier plan, au niveau européen d’abord, au plan international ensuite. Elle est membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU et cela lui confère une responsabilité de grande importance. Pour tenir un dialogue de fermeté devant les Etats-Unis, la Russie ou la Chine, il faut un savoir-faire que la plupart des candidats déclarés n’a pas.

L’âge de la retraite, la baisse ou la hausse de la TVA, l’imposition de l’héritage et beaucoup d’autres seront des thèmes qui seront évoqués durant cette campagne. La manière de conduire une politique internationale qui permettra à la France d’être une puissance de référence est tout aussi importante.