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jeudi 30 avril 2026

Premier Mai

Le 1er mai n’est pas un jour férié ordinaire. Ce n’est pas la conséquence d’une référence religieuse ou lié à la commémoration d’un évènement historique, comme le sera le 8 mai prochain, et qui nous oblige à un devoir de mémoire. C’est la fête des travailleurs, c’est-à-dire de toutes celles et de tous ceux qui travaillent ou qui ont travaillé pour assurer leurs besoins, se nourrir, se loger, se former, se divertir. C’est une date qui trouve sa raison d’être en se référant au 1er mai 1886 et au 1er mai 1891.

En 1886, c’est aux Etats-Unis que des centaines d’ouvriers défilent dans tout le pays. Une répression sanglante aura lieu à Chicago. En 1891, c’est à Fourmies, dans le Nord, que l’armée tirera sur la foule qui manifestait, faisant de nombreux morts. C’est dire que cette histoire du 1er mai aura été marquée par des évènements tragiques qui ont affecté le monde ouvrier. Elle est devenue et doit demeurer une date symbolique de commémoration et de revendications.

Comment ne pas être choqué par les intentions de certains de remettre en question le caractère chômé de cette journée. Evidemment, on les trouve dans les rangs de la droite et de l’extrême-droite. N’oublions pas que c’est PÉTAIN, dès 1941, qui a instauré la fête du travail (et non des travailleurs), en référence à sa devise ultraréactionnaire « travail, famille, patrie ». Fort heureusement, à la Libération, ce concept disparaîtra.

C’est un ancien Premier Ministre de la macronie, Gabriel ATTAL, qui a porté la dernière attaque contre le code du travail. Il avait le soutien, pour mener à son terme cette démarche antisociale, de la droite de RETAILLEAU et de l’extrême-droite. La Gauche et le Parti Socialiste en particulier ont immédiatement organisé la résistance à cette intention funeste. Les syndicats ont réagi de la même façon. Tout cela a amené le Gouvernement à ne pas donner suite à cette proposition.

On voit, à travers cette illustration, combien les luttes revendicatrices de défense des intérêts des salariés sont toujours indispensables. Certains de nos concitoyens de milieux modestes ou défavorisés sont amenés à voter pour les candidats d’extrême-droite parce qu’ils pensent que ceux-ci les aideront à résoudre leurs problèmes de pouvoir d’achat. Ils se trompent lourdement. Ils doivent prendre en considération que cette extrême-droite plonge ses racines dans le pétainiste et le fascisme et qu’elle est au service des privilégiés au détriment des droits des salariés.

Les revendications sociales ne sont plus de même nature qu’en 1849 lorsqu’a été voté la première loi interdisant le travail des enfants de… moins de 8 ans, ou en 1936 lorsque les Socialistes avec Léon BLUM ont instauré la semaine de 40 heures et les premiers congés payés (15 jours). Aujourd’hui, c’est le pouvoir d’achat, l’âge de la retraite entre autres auxquels les actions revendicatives doivent permettre d’obtenir des réponses satisfaisantes du patronat et de l’Etat. 

Répétons-le, ce n’est ni la Droite conservatrice et libérale ni l’extrême-droite qui règleront ces sujets. Leurs propositions et leurs prises de position dans les débats récents prouvent le contraire. C’est bien la Gauche de Gouvernement qui, sans démagogie ni outrance insurrectionnelle mélenchoniste pourra, si elle accède au pouvoir, prendre les décisions nécessaires.

En attendant, le 1er mai demeure le meilleur moment pour défendre ces revendications.

lundi 27 avril 2026

Violence et politique

La tentative d’assassinat sur le Président des Etats-Unis interpelle forcément sur l’usage de la violence dans la pratique politique, violence pouvant aller jusqu’à la mort de la personne combattue. C’est une pratique qui doit être condamnée par tous les défenseurs de la Démocratie, pratique encore plus inadmissible dans un pays où l’élection des responsables est la procédure habituelle. 

Ce n’est malheureusement pas la première fois que ce genre de situation se produit aux Etats-Unis. En 1865, Abraham LINCOLN qui préside le pays pendant la guerre de sécession et qui avait aboli l’esclavage fut le premier à périr assassiné. D’autres, malheureusement, connaîtront le même sort, le dernier en date étant John KENNEDY en 1963. Plus près de nous, Ronald REAGAN et TRUMP lui-même ont fait l’objet d’attentat. Ce n’est pas vraiment surprenant dans ce pays de cow-boys. Les nombreux films avec ces personnages nous ont montré comment les américains avaient la gâchette facile au cours de leur histoire. De plus, le deuxième amendement de la Constitution américaine garantit le droit de posséder une arme. La limitation de ce droit revient régulièrement sur le devant de l’actualité mais les défenseurs de cette pratique sont encore majoritaires dans le pays. TRUMP lui-même en fait partie.

Cette agression armée dont l’auteur a été rapidement maîtrisé n’a heureusement pas eu de conséquences dramatiques. Tous les commentateurs, en France et dans le monde, considèrent que cet événement rend service à TRUMP qui apparaît comme une victime. Il en est même qui se demandent s’il ne s’agirait pas d’une mise en scène lui permettant de bénéficier d’un regain de confiance dans l’opinion. Nous n’irons pas jusque-là, bien sûr, même si le président américain n’a pas manqué d’en tirer avantage. 

Cet attentat n’a pas résolu les problèmes existants au Moyen-Orient, Iran, Liban, Palestine. C’est parce que cette situation de guerre qui fait peser de sérieuses menaces sur les équilibres internationaux, a des conséquences sur la politique intérieure française que nous ne pouvons pas nous en désintéresser. En France, une organisation, LFI en l’occurrence, exploite outrageusement les drames qui pèsent sur les pays concernés pour recueillir le soutien de citoyens français désireux de voir la paix rétablie dans cette partie du monde.

Qui pourrait ne pas partager ce souhait ?

Cela ne fait pas pour autant de celles et de ceux qui militent pour la création d’un Etat palestinien ou pour l’arrêt des agressions israéliennes contre le Liban, des partisans du hamas ou du hezbollah. Ce sont des mouvements terroristes qui ont recours aux exactions meurtrières pour faire triompher leur volonté hégémonique. C’est cela que ne dénoncent pas les mélenchonistes, trompant ainsi les électeurs de gauche attachés à la paix.

Hier, la France a rendu hommage aux victimes de la déportation par les nazis. Il y avait là l’occasion d’afficher une volonté sans faille de défense des libertés et de la Démocratie. Devant les Monuments aux Morts et les lieux de mémoire, des rassemblements ont été organisés à l’initiative des élus locaux et des organisations patriotiques. On a malheureusement constaté, ici et là, l’absence des Insoumis à ce genre de manifestation. Cette absence de considération à l’égard de faits historiques qui ont marqué l’humanité de façon dramatique est condamnable. On a bien affaire à des personnes qui font peu de cas des valeurs de la République.

Si c’est cela la nouvelle France que nous propose la mélenchonie, nous n’en voulons pas.