La désignation de Raphaël GLUCKSMANN, hier, par les votants à la primaire pour être le candidat des sociaux-démocrates (et donc des Socialistes) à l’élection présidentielle de 2027 ne constitue qu’une étape dans un processus de reconquête politique pour la Gauche de Gouvernement. Il y a encore beaucoup à faire avant d’arriver au second tour de cette élection. Il faut d’abord se rassembler et, surtout, se mobiliser car, cette fois, contrairement à 2011 et ses 2,8 millions de votants, la primaire elle-même n’offre pas cette dynamique.
Les résultats de ce vote doivent être analysés avec circonspection, notamment pour ce qui concerne le nombre de voix obtenues par Olivier FAURE, Premier Secrétaire du PS. Une majorité de membres du PS n’a manifestement pas voté pour lui. Cela ne remet pas en question sa fonction sauf si lui-même en décidait autrement. L’heure est à l’organisation de la campagne électorale et à l’observation attentive des intentions de vote qui apparaîtront dans les sondages qui vont fleurir dans les jours à venir. C’est à partir de cela que l’on pourra apprécier les chances du candidat GLUCKSMANN d’être présent ou non au second tour de la présidentielle.
Une conclusion évidente peut cependant être tirée de ces résultats : une très large majorité des votants ne veulent pas d’un accord avec LFI. Pour autant, il y a parmi les électrices et les électeurs de cette organisation des personnes de gauche qu’il faut convaincre d’adopter une position rationnelle. Jean-Luc MÉLENCHON ne sera pas élu Président de la République. Dans le cas d’un duel de second tour entre lui et la candidate d’extrême-droite, l’électorat de droite soutiendra cette dernière ou s’abstiendra. Il importe donc de tout faire pour qu’il y ait un candidat de la Gauche de Gouvernement présent au second tour.
En politique, rien n’est jamais définitif. Raphaël GLUCKSMANN a été désigné. A lui de démontrer ses capacités et son sens politique pour résister aux attaques dont il va être l’objet. Cela a commencé avec les commentaires de la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine TONDELIER, qui considère que la désignation de Raphaël GLUCKSMANN est celle du « candidat du repli ». La défense de l’environnement et la protection de la planète n’est pas l’apanage du parti écologiste. Le PS en particulier en a fait un de ses thèmes prioritaires dans ses propositions programmatiques. L’intérêt collectif doit l’emporter sur les ambitions personnelles et le rassemblement de la Gauche est la priorité.
Six mois nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle. Utilisons ce temps pour défendre les valeurs de solidarité, de démocratie, de libertés, de laïcité dont le Parti Socialiste est porteur depuis plus d’un siècle.
