Si nous avons dû subir depuis quelques jours des images, des informations, des commentaires sur le congrès du RN à Orléans, deux bonnes nouvelles nous ont été apportées ce matin : l’extrême-droite a été battue en Serbie et au Brésil à l’occasion d’élections démocratiques. C’est une bonne nouvelle car elle permet d’espérer des résultats comparables en Israël demain mardi et aux Etats-Unis dans une semaine. Si ces élections permettaient d’éliminer le Premier Ministre israélien, NETANYAHOU, et de mettre en minorité au Congrès américain le sinistre TRUMP, on pourrait imaginer un scénario identique en France dans six mois.
Pour en arriver là, il faudra convaincre les Françaises et les Français que la réponse à leurs attentes ne peut pas venir des extrêmes. Ni Marine LE PEN, ni Jean-Luc MÉLENCHON ne sont porteurs de projets politiques cohérents, réalistes et responsables pour notre pays.
Le Parti Socialiste a mis sur la table des propositions programmatiques qui peuvent servir de bases à des discussions entre partenaires de la Gauche de Gouvernement. Ses militants, avec d’autres, ont désigné le candidat social-démocrate, Raphaël GLUCKSMANN, qui doit rapidement faire la preuve qu’il peut mener une campagne électorale présidentielle et aspirer à être présent au second tour. Si cet objectif n’apparaissait pas à travers les sondages sur les intentions de vote, il faudra en tirer les conséquences et se donner les moyens de la riposte aux attaques, tant de la part de l’extrême-droite que de celles des mélenchonistes.
Ces derniers, en effet, consacrent davantage de temps à critiquer le PS qui a pourtant permis à leur candidat d’aujourd’hui d’être ce qu’il est devenu, parlementaire, ministre, parce qu’il était socialiste. La trahison est malheureusement trop fréquente en politique pour qu’elle n’affecte pas ceux qui restent fidèles à leurs engagements.
A un moment où la France est touchée par un climat de violence et d’inquiétude, par une « banalisation » du racisme, les extrémistes de droite comme de gauche ambitionnent d’accéder au pouvoir. Ce pourrait être légitime s’il n’y avait au-delà de cette ambition des risques énormes pour la Démocratie, pour les libertés, pour les valeurs de la République.
Il est encore temps d’enrayer cette inexorabilité que nous décrivent certains, celle d’un choix de deuxième tour entre deux extrémistes. En accepter l’augure, c’est renoncer et le renoncement n’est pas de mise dans l’action politique. La social-démocratie a toute sa place dans cette perspective.
