La direction du Parti Socialiste a élaboré un projet de programme soumis à l’examen des membres du parti. Enfin, serait-on tenté de dire. Depuis huit ans et le congrès d’Aubervilliers en 2018 qui a confié à Olivier FAURE la responsabilité première du PS on attendait que l’on sorte de la critique des politiques mises en œuvre durant le quinquennat de François HOLLANDE pour proposer à nos concitoyens un programme d’action gouvernementale. Désormais, les militants socialistes vont discuter de ces propositions, vérifier leur faisabilité, les améliorer. Dans quelques semaines, le PS pourra proposer à des partenaires qui s’inscriront dans une démarche de rassemblement de la Gauche, l’élaboration d’un programme commun ou partagé.
« Vivre libres » est le titre provisoire de ce texte. La liberté est l’une des valeurs fondamentales de notre République. Elle doit être défendue avec acharnement et détermination. Elle ne doit pas être confondue avec le libéralisme, doctrine économique et politique portée par la Droite et l’extrême-droite et qui caractérise notamment la politique menée en France depuis 2017 avec l’avènement de la macronie.
Les propositions formulées dans le document, la méthode retenue démontrent à l’évidence que l’on ne s’inscrit pas dans une démarche incantatoire telle que celle pratiquée par les mélenchonistes. Dans la période traversée, marquée par toutes les incertitudes causées par un contexte international particulièrement inquiétant, il s’agit d’abord de rétablir un sentiment de confiance en l’avenir qui passe par une organisation apaisée de notre vie collective. Or, l’extrême-droite comme les Insoumis entretiennent une fracture sociale dommageable pour notre avenir.
Parmi les sujets traités dans le projet de programme, celui de la retraite figure en premier. On connaît l’intérêt que portent les Français à ce dispositif de solidarité. Les sondages l’ont souligné lorsque la réforme a été décidée par le Gouvernement d’Elisabeth BORNE, avant d’être suspendue par Sébastien LECORNU à la demande des Socialistes. On ne peut cependant pas en rester là et le problème devra être traité dès le lendemain de l’élection présidentielle à venir. L’âge de départ à la retraite est évidemment une question qui fera débat. Le financement de ces retraites est tout aussi important, sinon plus. La situation démographique marquée par un vieillissement de la population est une donnée significative à prendre en considération. Les cotisations salariales et patronales ne sont pas suffisantes. Il faudra donc des ressources complémentaires qui ne pourront venir que du budget de l’Etat.
La justice fiscale fait également partie des propositions formulées. Les débats des mois écoulés ont permis de mieux connaître les inégalités qui perdurent dans les contributions des citoyens. La formule « de chacun selon ses moyens » est loin d’être la règle. Trop de détenteurs de revenus importants ne sont pas imposés à la hauteur de leurs ressources.
De nombreux autres sujets font, bien entendu, l’objet de propositions concrètes parmi lesquelles la protection de l’environnement, la solidarité ou l’éducation figurent en bonne place. Au total ce sont plus de 600 mesures qui sont avancées. La confrontation avec ce que proposeront les autres formations politiques permettra à nos concitoyens de faire leur choix. Les Socialistes et la Gauche sont au rendez-vous.
