Si la coupe du monde de football retiendra assurément l’attention de l’opinion pendant les semaines à venir, cet évènement ne doit pas occulter la dramatique situation dans laquelle se trouvent les Ukrainiens, les Libanais, les Palestiniens et d’une manière générale, toutes les populations vivant dans des pays où la guerre fait des victimes tous les jours.
Il ne doit pas non plus faire perdre de vue la préparation des évènements politiques à venir en France. L’élection présidentielle d’avril 2027 doit figurer en bonne place parmi les sujets de préoccupation des responsables politiques. Malheureusement, il semblerait que ce soit davantage les déclarations de candidatures qui l’emportent sur les conditions à mettre en œuvre pour garantir la présence au second tour du candidat de la Gauche de Gouvernement.
Parmi ces conditions un accord programmatique doit être conclu entre les organisations qui ont déjà gouverné ensemble, Socialistes, Communistes, Ecologistes, Radicaux de Gauche notamment. Bien entendu, cela n’exclut pas celles et ceux qui voudraient participer à la mise en œuvre d’une autre politique, la Convention de Bernard CAZENEUVE ou Place Publique de Raphaël GLUCKSMANN. Les propositions ne manquent pas. Les Socialistes discutent d’un projet qui sera, après son adoption par les militants, soumis à la discussion avec toutes celles et tous ceux qui ont réellement envie de rétablir la justice sociale après l’échec en ce domaine de la macronie libérale.
La direction du Parti Socialiste doit rapidement faire connaître la décision de renoncer à l’organisation d’une primaire. Le PS est un parti démocratique. Il est évident qu’il n’y a pas de majorité en son sein pour user de cette forme de désignation. Alors, à quoi bon tergiverser et laisser croire à « un vote sur un hypothétique vote ouvrant la voie à un improbable vote » pour citer un journaliste de la presse nationale.
Si cette question était réglée, on pourrait alors arrêter le calendrier d’élaboration d’un programme de gouvernement, commun et partagé par le plus grand nombre d’organisations de Gauche. S’il en était qui refuseraient ce processus pour s’engager, seul, dans la course à la présidence, ils prendraient le risque de faire perdre, une nouvelle fois, la Gauche, après ses échecs de 2017 et 2022.
La multiplicité des candidatures à gauche (elle existe également à droite) n’est pas en soi un problème. Déclarer sa candidature est facile. Etre élu est plus difficile. Pour cette élection à la fonction majeure de notre République il faut avoir des compétences que de nombreux candidats, déclarés ou non, ne possèdent pas. Souhaitons qu’ils aient conscience de s’en rendre compte.
