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lundi 1 juin 2026

Actualité

La victoire du « Paris – Saint-Germain » (PSG), samedi soir, en Ligue des champions, a soulevé un enthousiasme énorme chez les supporters de cette équipe et, assurément, au-delà. Le « sport-spectacle » passionne un grand nombre de personnes. Il contribue à développer la pratique sportive chez nos concitoyens, chez les plus jeunes en particulier. En cela c’est une bonne chose.

Les 22 joueurs, sur le terrain de Budapest ont bien travaillé. Il s’agit bien d’un travail, particulièrement bien rémunéré, sans comparaison possible avec les salaires que perçoivent un grand nombre d’ouvriers et de techniciens exerçant un métier tout aussi pénible, sinon plus. 

C’est ainsi. Les enjeux financiers, économiques, politiques, culturels sont tels qu’on peut difficilement imaginer qu’il en soit autrement. Il ne faut donc retenir d’un évènement de cette nature que le plaisir qu’il suscite chez les supporters ou la qualité technique des joueurs sur le terrain qui séduit les amateurs de foot. On ne peut que déplorer les débordements provoqués intentionnellement par des fauteurs de troubles.

Après avoir reçu l’équipe du PSG à l’Elysée, le Président de la République se consacre aujourd’hui à un autre challenge, celui d’accueillir des investisseurs étrangers sur le territoire français. C’est l’opération « Choose France » qui amène le Chef de l’Etat à recevoir, à Versailles, des chefs d’entreprises français et étrangers qui ont fait le choix de développer des activités économiques dans notre pays. A l’heure du mondialisme et du libéralisme économique triomphant, le fait que la plus haute autorité de l’Etat se préoccupe de défendre les intérêts du pays n’est pas critiquable. Monsieur MACRON est sans doute plus à l’aise dans cette fonction que pour mettre en œuvre la justice sociale et la justice fiscale. Mais, là encore, c’est ainsi.

C’est cependant possible pour les citoyens, dans notre Démocratie, d’influencer les choix des responsables politiques. Les élections, présidentielle et législatives à venir, le permettront.

Une information d’importance est diffusée ce jour par la Confédération syndicale internationale (CSI) : les travailleurs voient leurs droits reculer, en France notamment qui connaît son plus mauvais classement, signe d’un déclin des droits des travailleurs. Rappelons que l’acquisition de ces droits s’est faite à partir de l’organisation du monde ouvrier dans les syndicats et les partis de gauche. Les Socialistes ont joué un rôle déterminant dans la satisfaction des revendications du monde du travail. C’est dès la fin du XIXème siècle, dans les années 1880, qu’à l’initiative de Jean JAURÈS et Jules GUESDE, l’action politique a été menée et permettra les premières avancées sociales. Il importe de toujours bien retenir que dans ce domaine rien n’est jamais définitivement acquis. La CSI le constate.

Aujourd’hui, le Parti Socialiste élabore un programme d’action gouvernementale qui apportera des réponses aux attentes de nos concitoyens. Il appartiendra à ces derniers de faire le choix de la responsabilité et de ne pas succomber aux sirènes de la démagogie des partis extrémistes.

jeudi 28 mai 2026

Les conditions de l’alternance

L’élection présidentielle à venir fera couler encore beaucoup d’encre, suscitera de nombreux commentaires durant les dix mois qui nous séparent de cette échéance. Les candidatures fleurissent jour après jour. Elles sont franchement déclarées ou plus ou moins évoquées au détour de la publication d’un livre-programme.

Nous   l’avons   déjà   dit   :   laissons   la   droite   s’organiser   avec   ses « champions ». Préoccupons-nous de la gauche qui demeure l’alternance possible et souhaitable après les dix années de libéralisme macronien et le pouvoir vertical exercé par l’inventeur du « ni-ni ». L’objectif final sera, in-fine, d’éliminer l’extrême-droite qui sera vraisemblablement en lice au second tour. Jean-Luc MÉLENCHON ne pourra pas être élu dans l’hypothèse où il serait l’un des deux candidats arrivés en tête au 1er tour. La conflictualité qu’il entretient comme méthode d’action politique entraînera un rejet à son égard de la part d’un électorat modéré qui préfèrera prendre le risque d’avoir un Président de la République d’extrême-droite.

Il importe donc pour la Gauche responsable de s’organiser en conséquence et de proposer un programme partagé et un ou une candidat(e) de rassemblement. La Gauche a un bilan positif qu’elle n’a pas su valoriser suffisamment. Cela a eu pour conséquence de lui faire perdre les élections qui suivaient son passage au gouvernement.

La référence au Front Populaire de 1936 dont on célèbre en cette période le 90ème anniversaire, ne doit pas être négligée. C’est cette action gouvernementale conduite alors par Léon BLUM qui a jeté les bases des avancées sociales dont on bénéficie encore aujourd’hui. La présidence de François MITTERRAND pendant 14 ans puis celle de François HOLLANDE pendant 5 ans avec, entre les deux, le Gouvernement de Lionel JOSPIN pendant 5 ans, ont été des périodes au cours desquelles des décisions d’une très grande importance ont été prises. Cela concerne la protection sociale mais aussi l’éducation, l’environnement, la santé, le développement économique, la culture. C’est tout cela qu’il faut rappeler encore et toujours à nos concitoyens qui oublient le rôle de la Gauche, et des socialistes en particulier, dans ces avancées. 

Des propositions programmatiques commencent à circuler. C’est une bonne chose. L’étape suivante devra être consacrée à la mise en commun de ces propositions. Il sera alors de la responsabilité des porteurs de ces programmes de faire les concessions nécessaires pour aboutir à un accord.

La période estivale dans laquelle nous entrons sera mise à profit pour la réalisation de ce travail.

C’est alors que pourra être choisi celui ou celle qui portera ces propositions devant les Françaises et les Français. Cette candidature devra permettre d’être présent au second tour. Pour obtenir ce résultat, les ambitions déjà exprimées ou sous-entendues ne le permettront pas pour beaucoup d’entre elles. Il faut souhaiter des prises de conscience individuelle chez celles et ceux qui n’ont manifestement pas le costume pour être Chef de l’Etat.