Les premiers jours de juillet ont un goût de vacances. Certains en profitent déjà, d’autres s’y préparent. Rappelons qu’il s’agit de l’extraordinaire avancée sociale décidée par le Front Populaire en 1936, le vrai, il y a 90 ans. La semaine de 40 heures et les deux semaines de congés payés décidées alors ont changé la vie des salariés de notre pays.
Ces quinze jours sont devenus trois semaines en 1956, à l’initiative du Gouvernement de Guy MOLLET, puis quatre semaines en 1969 et, en 1981, avec Pierre MAUROY, la cinquième semaine de congés pour les salariés deviendra la règle. On observera que dans trois cas sur quatre, ce sont des gouvernements socialistes qui ont mis en œuvre ces mesures d’amélioration de la situation sociale des ouvriers et des employés de bureaux et de services.
Aujourd’hui, les Socialistes proposent d’autres mesures de justice sociale. Elles figurent dans le programme qu’ils ont adopté le 25 juin dernier. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans les mois à venir dans le cadre de la campagne présidentielle. Pour l’heure, les militants du PS se préparent à choisir les modalités de désignation du candidat qu’ils soutiendront à cette élection présidentielle d’avril 2027. Ce choix se fera le 9 juillet prochain. Ce n’est pas un bon moment, eu égard à cette période de vacances évoquée au début de ce billet. Nombreux, sans doute, seront celles et ceux qui se trouveront dans l’incapacité de voter parce qu’ils ne seront pas chez eux à ce moment-là.
Cette décision des militants socialistes sera d’une très grande importance et aura des conséquences, non seulement pour désigner le candidat selon le processus qui sera choisi mais aussi sur le devenir du PS. Les épreuves traversées depuis plus de dix ans (cela a commencé avec les frondeurs durant le quinquennat de François HOLLANDE), les échecs électoraux successifs, les positions irresponsables des mélenchonistes vis-à-vis de la Gauche, tout cela a rendu nécessaire et urgent le rétablissement d’une réelle cohésion au sein du PS. La proposition du Premier Secrétaire, Olivier FAURE, ne ferait qu’aggraver les divisions au sein du PS lui-même comme au sein de la Gauche de Gouvernement.
C’est dire que le choix le plus rationnel, le plus réaliste, le plus responsable est celui proposé par Nicolas MAYER-ROSSIGNOL et Boris VALLAUD. Par ce choix, les militants socialistes choisiront leur candidat.
Pour autant, la préparation de l’élection présidentielle ne sera pas terminée, loin s’en faut. La Gauche est plurielle. Toutes ses sensibilités doivent rechercher un accord programmatique qui leur permettra de mener ensemble une politique de justice sociale et fiscale.
L’exercice n’est pas simple. Nous l’avons pourtant réussi en 1981 et en 1997. Pourquoi pas en 2027.
