L’actualité politique et sociale de ces derniers jours est particulièrement riche en évènements. Les sujets qui occupent les médias sont nombreux. L’accident ferroviaire en Espagne, catastrophe particulièrement dramatique, occupe la « une » de la presse écrite et les écrans des chaînes d’information continue. La situation difficile que traversent les commerçants, la révolte des lycéens et des étudiants contre l’état de délabrement de notre système éducatif, conséquence de dix années de « macronisme », le pouvoir d’achat des Français toujours en berne, tout cela fait passer au second plan un sujet pourtant de première importance : le budget.
L’Assemblée Nationale examine actuellement les mesures proposées par le Gouvernement, tant pour le pays que pour la sécurité sociale. La question qui est sur toutes les lèvres des observateurs est simple : la France aura-t-elle un budget pour 2027 ? L’hypothèse d’une censure du gouvernement est également envisagée avec toutes les conséquences sur la situation sociale évoquée à l’instant et le déroulement de la campagne présidentielle.
Les extrémistes et leurs candidats, le RN et LFI, ne peuvent que tirer avantage des incertitudes qui découlent du contexte. Les partis politiques de gouvernement, à droite comme à gauche, doivent d’abord penser à l’intérêt de la France et des ses habitants et leurs candidats doivent avancer des solutions concrètes et réalistes plutôt que de satisfaire leur égo.
Il faut, dans le même temps bien entendu, démonter les propositions des candidats extrémistes quand on les connaît. La candidate du RN exprime des intentions qui trouvent leurs origines dans le racisme et la xénophobie qui sont la caractéristique première et historique de cette mouvance. Nos institutions, la Constitution notamment, ne permettent pas la mise en œuvre des orientations politiques annoncées, sauf à enclencher un processus de « coup d’état » qui mettrait à mal la Démocratie et nos libertés.
Pour ce qui est du candidat des Insoumis, ses déclarations préconisent l’instauration d’un chaos politique lui aussi porteur de risques pour la Démocratie et nos libertés. On ne voit apparaître que des propositions démagogiques et irréalistes en regard de la réalité politique, économique, sociale qui nous entoure.
Le Parti Socialiste et ses parlementaires s’emploient à bien montrer leur opposition à la politique conduite par la macronie et ses représentants. Ils n’acceptent pas que l’on fasse peser les économies sur les classes moyennes et populaires. La discussion est loin d’être close. Le compromis devra être recherché si le Gouvernement s’y prête et le permet. Personne n’a réellement intérêt à créer une crise politique à partir d’une motion de censure. L’élection présidentielle et les élections législatives qui ne manqueraient pas de suivre créeront un contexte nouveau qu’il faut avoir la sagesse d’attendre.
Il y a cependant des limites que, seul, le Gouvernement peut éviter de franchir.
