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lundi 5 octobre 2026

Un 3ème débat…

Hier soir a eu lieu le 3ème débat télévisé entre les cinq candidats à la primaire de la Gauche qui se tiendra le week-end prochain. S’agissait-il vraiment d’un débat permettant de défendre des thèses contradictoires ? Bien sûr que non puisque ces cinq candidats se réclament d’une même sensibilité politique, sont porteurs des mêmes propositions programmatiques, en tout cas pour les trois membres du PS. En effet, c’est le 25 juin dernier que les militants du Parti Socialiste ont adopté un programme qui engage désormais les candidats du parti à une quelconque élection.

Il ne fallait donc pas s’attendre à entendre des propositions différentes en regard de l’Education Nationale, de la retraite et de la protection sociale, du pouvoir d’achat et de la protection de l’environnement. On ne pouvait que se faire une opinion sur les qualités humaines, intellectuelles, sur le savoir-faire de chacun des prétendants. Mais là encore, le ressenti des électrices et des électeurs qui voteront à la primaire est influencé davantage par la subjectivité qui découle de l’histoire de chaque postulant en regard du socialisme.

Les adhérents des trois organisations politiques dont se réclament les cinq candidats, les citoyennes et les citoyens de gauche (on l’espère) qui s’acquitteront du paiement d’un droit de vote choisiront celui ou celle qui leur semblera le plus à même de se présenter devant le peuple pour diriger notre pays. Avec cinq candidats, on imagine mal que l’un d’entre eux obtienne la majorité dès le premier tour. Il faudra donc un second tour pour départager les deux qui arriveront en tête, second tour qui se déroulera le week-end suivant.

A ce propos, les votants devront avoir en tête le second tour de l’élection présidentielle qui aura lieu dans sept mois. Qui, parmi les cinq de la primaire de la Gauche, pourra se retrouver alors en adversaire de Madame LE PEN si l’on se réfère aux sondages qui la placent aujourd’hui en situation de franchir en tête le cap du premier tour ? Nous ne répondrons pas à cette question, laissant chacun y apporter la sienne en son âme et conscience.

Si Jean-Luc MÉLENCHON a été à nouveau évoqué dans le débat d’hier soir, François HOLLANDE a été également cité. Une question des journalistes, « Que retenez-vous de positif de son quinquennat ? » a amené des réponses…variées. Il n’empêche que dans le débat national engagé depuis quelques semaines, tant à gauche qu’à droite, les analyses et les propositions qu’il formule sont d’un autre niveau que ce que l’on peut entendre. Nombreux sont les observateurs qui le soulignent.

Dans quelques semaines, on pourra mieux mesurer l’état de l’opinion à l’égard des candidats. Cela devrait permettre de clarifier une situation pleine d’incertitudes.

jeudi 1 octobre 2026

Combattre l’extrême-droite antisémite

Depuis  lundi,  à  la  suite  d’une  information  publiée  par  le  média  en ligne « Médiapart », la presse écrite, parlée et télévisée évoque le passé antisémite du président du Rassemblement National. Est-ce vraiment une surprise ? Assurément non si on veut bien ne pas oublier les origines de ce parti d’extrême-droite qui plonge ses racines dans le pétainisme et, d’une certaine façon, dans le nazisme et le fascisme.

L’antisémitisme n’est malheureusement pas une chose nouvelle. Depuis l’accusation de déicide portée à l’encontre des juifs qui seraient les assassins du Christ jusqu’à la profanation de tombes ou aux graffitis hostiles sur les murs, dans nos villes ces dernières années, nombreux auront été et sont encore les actes visant à jeter l’opprobre à l’encontre de ceux qui se réclament de la judéité.

Le nazisme durant les tristes années noires, pour l’humanité, entre 1933 et 1944, a été à l’origine de crimes de masse abjectes dont l’objectif était la disparition de cette identité.

Malgré cela, aujourd’hui encore, certains se permettent de tenir des propos inadmissibles, de commettre des actes ségrégatifs à l’encontre d’une catégorie de population se réclamant d’une religion ou d’une culture. Le président du mouvement lepéniste est à ranger dans cette catégorie d’individus pour qui le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme constituent la base idéologique de leur action.

Cela doit être dénoncé avec vigueur et on peut difficilement concevoir que des Françaises et des Français envisagent de voter pour la candidate d’un parti, le RN, défenseur de ces théories. Toutes les dénégations qui se manifestent en réponse à ces accusations n’ont aucune crédibilité. Les références aux écrits et aux déclarations de pseudo-penseurs, défenseurs de thèses antisémites, sont trop nombreuses  pour  considérer  qu’elles  sont  seulement  le  fait  de quelques « brebis galeuses ».

Les écrits du président du RN soutenu par la candidate LE PEN sont d’une telle gravité que l’on ne peut que souhaiter son retrait de la scène politique. Mais il est évident que cette décision relève d’abord du RN.

La situation ainsi créée par la révélation de Médiapart doit amener les formations politiques républicaines et démocratiques, leurs responsables, les candidats à l’élection présidentielle à développer des arguments qui détourneront les électeurs potentiels de Madame LE PEN de leur intention de vote en sa faveur.

Voter pour la candidate d’extrême-droite, c’est contribuer à établir en France un contexte politique lourd de conséquences pour la Démocratie.