Réagissez !

lundi 14 septembre 2026

Pour une ambition collective

Regarder les chaînes d’information continue à la télévision contribue certainement à entretenir les sentiments d’inquiétude, voire d’angoisse, qui pèsent sur nos concitoyens. Même la météo s’en mêle lorsque nous sont annoncées, en cette mi-septembre, des températures caniculaires et qu’on nous rappelle que c’est la conséquence d’une absence de volontarisme dans la protection de notre environnement et de notre planète.

Le contexte international influence assurément cette anxiété en raison des guerres qui continuent de sévir en Ukraine et au Moyen-Orient et sur la menace de leur extension. Ce ne sont pas les propos incohérents du président des Etats-Unis qui peuvent rassurer. Bien au contraire.

En France, la campagne présidentielle occupe les médias où on nous rebat les oreilles d’une élection quasiment acquise de la candidate d’extrême-droite face à celui de l’extrême-gauche, en l’occurrence Jean-Luc MÉLENCHON. Il faut déplorer la belle part que font les médias audiovisuels aux représentants du RN ou à ses supporters. Ce n’est pas ainsi que l’on défendra la Démocratie.

Fort heureusement, des réactions se manifestent. Il faut saluer celle de France-Inter  où,  par  la  grève  durant  deux  jours,  est  dénoncée l’arrivée au sein de la rédaction d’un journaliste porteur de thèses extrémistes. Le pluralisme est une très bonne chose mais il a ses limites surtout quand il banalise l’extrême-droite. « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté » disait SAINT-JUST à la Révolution de 1789. Ce concept est toujours d’actualité. Il n’est pourtant pas pris en considération par la « mélenchonie ».

En effet, dans un débat législatif engagé à l’Assemblée Nationale sur une proposition de loi transpartisane signée par 241 députés de différents partis, contre les violences sexuelles, on observe que les Insoumis n’en sont pas au prétexte que le texte serait trop répressif. Entendre une pareille ineptie de la part de ceux qui prétendent bouleverser l’ordre établi est aberrant. Les électrices et électeurs de gauche, les jeunes en particulier, séduits par le discours du candidat MÉLENCHON doivent ouvrir les yeux et prendre en compte le comportement irresponsable de LFI.

Plus que jamais, à ce moment de notre histoire contemporaine, nous devons œuvrer pour le rassemblement. Cela vaut pour les Socialistes d’abord qui ne manqueront pas de se diviser, de se disputer même à l’occasion de cette primaire qui ne réglera rien. Cela vaut pour la Gauche de Gouvernement qui devra soutenir celui ou celle qui pourra être présent au second tour. C’est une nouvelle Gauche qui est à réaliser. Encore faut-il que la raison l’emporte sur l’ambition personnelle. En politique, l’ambition est indispensable. Encore faut-il qu’elle soit au service du collectif.

jeudi 10 septembre 2026

Une « primaire » : oui, mais…

La vie politique a cette caractéristique de n’être jamais figée. Une analyse permanente du contexte s’impose toujours et il n’est pas raisonnable de vouloir reproduire des situations vécues dans un passé plus ou moins récent même si elles ont produit des résultats positifs.

Le Parti Socialiste a décidé de l’organisation d’une « primaire », décision approuvée  par  une  majorité  d’adhérents  le  9  juillet  dernier. Celle-ci a déterminé  les  grandes  lignes  de  ce  vote  et  le  Conseil  National  du 25 août a  fixé  les modalités  de  l’organisation  de  cette  consultation. Ce sera « révolutionnaire » puisque, pour la première fois dans l’histoire du PS, ce vote se déroulera de manière électronique. Certes, nous sommes à l’heure du numérique qui envahit de plus en plus notre vie quotidienne. Si le vote, par ce moyen, demeure un acte individuel et personnel, on peut regretter qu’il ne soit pas assorti d’un débat préalable entre les militants, dans les sections.

Plus généralement, l’usage de cette procédure de la primaire pose question. Elle a été une réussite en 2011, lorsque François HOLLANDE a été désigné dans un scrutin auquel ont participé près de 3 millions de personnes. Elle a été un échec en 2017 lorsque Benoît HAMON a obtenu une majorité des votants d’alors parmi lesquels figuraient de nombreuses personnes qui ne l’ont pas choisi à l’élection présidentielle qui a suivi. On avait assisté alors à une forte vague d’entrisme dont on a constaté les effets à travers l’échec, déjà retentissant en 2017, du candidat désigné.

Qu’en sera-t-il cette fois ? Il est bien entendu trop tôt pour le dire avant que le vote n’ait eu lieu. Souhaitons qu’il ne soit pas trop tard quand il se sera déroulé. La décision de son organisation a été prise. Par respect de la démocratie, il faudra qu’elle s’applique. On ne connaît pas encore le nom des candidats et candidates à cette primaire même si nombreux sont celles et ceux qui en ont manifesté l’intention.

Quel que soit celui ou celle qui sera désigné par les participants à la primaire, il ou elle aura comme première responsabilité de créer les conditions de la présence d’une candidature de large rassemblement. C’est la condition indispensable pour être au second tour de la présidentielle fixé au 2 mai 2027. A gauche, les principales organisations ont désigné leur candidat ou sont en passe de le faire. Face au double danger que représentent pour la Démocratie les candidatures des extrêmes, le rassemblement de la Gauche de Gouvernement est une impérieuse nécessité. Nous pourrons apprécier le sens des responsabilités que seront capables d’assurer les acteurs potentiels de ce rassemblement.