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lundi 23 mars 2026

Bien préparer la suite

On a gagné, ils ont perdu. C’est le vocabulaire de circonstance au soir d’une élection quand les résultats sont connus. Plus importante est l’analyse que l’on fait et que l’on fera de ces résultats en partant des villes perdues par les uns, gagnées par les autres.

La première constatation qui s’impose même si elle n’est pas nouvelle malheureusement, ce sont les résultats obtenus par les listes d’extrême-droite. Dans certains cas, ce sont des municipalités de gauche depuis de nombreuses années qui doivent laisser la place aux lepénistes et leurs alliés. La priorité est donc bien, pour la Gauche responsable, de s’organiser en conséquence pour regagner la confiance des citoyennes et des citoyens qui considèrent que la solution à leurs problèmes leur sera apportée par l’extrême-droite. Il faut donc les convaincre qu’ils se fourvoient en se donnant les moyens de démonter les propositions programmatiques quand elles existent et en condamnant avec force l’orientation idéologique de cette mouvance pour qui xénophobie, racisme, antisémitisme constituent les références.

Les résultats obtenus par les listes de gauche en fonction des alliances conclues pour le second tour méritent une analyse approfondie. Ces résultats démontrent le bien fondé du refus d’un accord national avec les mélenchonistes. Lorsqu’ils ont été conclus au plan local, ils n’ont pas permis, globalement, d’obtenir ce que l’on en attendait. Il faut sans doute prendre en compte une situation bien antérieure aux élections municipales. Au lendemain de ce second tour, des responsables socialistes, le Premier Secrétaire Olivier FAURE lui-même, semblent découvrir le caractère inadmissible des propos et comportements de MÉLENCHON. Nous avons dit et répétons que ce personnage renie ses engagements à Gauche et que cette dernière, si elle entend gouverner, doit prendre ses distances avec les Insoumis qui font du PS leur principal adversaire.

L’élection présidentielle de 2027 est évidemment désormais dans toutes les têtes. Des candidatures se confirment, à droite surtout. La Gauche demeure plus que jamais devant le choix du candidat qui permettra le rassemblement nécessaire pour être présent au second tour. Les Socialistes sont les mieux placés pour assurer cette perspective. La condition réside dans leur capacité à se rassembler eux-mêmes. Dans le même temps, ils peuvent partir des avancées reconnues des politiques menées sous les présidences de François MITTERRAND et François HOLLANDE et avec le gouvernement de Lionel JOSPIN. 

Un projet de société pour la France et pour l’Europe et un programme gouvernemental dans lequel la solidarité, la protection de l’environnement, le développement économique occuperont une place de première importance devront compléter ce rappel jusqu’alors négligé.

Les jours qui viennent nous apporteront, on l’espère, la démonstration que tout est possible.


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La disparition de Lionel JOSPIN alors que nous rédigeons ce blog vient endeuiller cette journée. Nous rendons hommage à celui qui a su rassembler la « gauche plurielle ». Que son exemple soit la référence pour le plus grand nombre.

mercredi 18 mars 2026

Quel second tour ?

C’est toujours surprenant, parfois irritant, de voir certains analystes de la vie politique française ne pas prendre en compte le cadre juridique et ses conséquences. Ainsi, pour ces élections municipales, nous avons deux tours. Lors du premier, les sensibilités politiques, les contestataires de l’action menée par le maire sortant et son conseil, les porteurs d’un projet qu’ils pensent original présentent une liste. S’il n’y a pas élection au premier tour, un second scrutin est organisé le dimanche suivant. La période entre les deux tours permet, dans les heures qui suivent les résultats du premier scrutin, de rechercher d’éventuels accords en vue d’un second.

Cela se reproduit à chaque fois et certains semblent surpris que des alliances entre des listes qui s’opposaient puissent se réaliser pour le vote à venir. La progression de l’audience de l’extrême-droite est parfois une raison suffisante pour qu’un accord se fasse en vue d’éliminer les porteurs de ces théories fascistes qui ont fait tant de mal à l’humanité. Dans d’autres cas, pour la Gauche, c’est la Droite qu’il faut battre et pour y parvenir le rassemblement s’impose.

Les électrices et les électeurs de gauche ont eu généralement le choix entre des listes portées par des socialistes, des communistes, des écologistes et des mélenchonistes. Le Parti Socialiste a eu raison de prendre ses distances avec le premier responsable des Insoumis, MELENCHON lui-même. Ils ont condamné ses déclarations provocatrices, outrancières, marquées d’antisémitisme et d’approbation plus ou moins avouée d’actes terroristes. Cela s’est traduit par l’absence d’un accord national entre le PS et LFI qui aurait fixé une ligne générale pour toutes les communes, villes et villages.

Il fallait laisser une capacité d’appréciation aux responsables locaux pour préparer le second tour qui permettrait de gagner l’élection. C’est ce qui s’est produit, avec des conclusions différentes selon les cas. Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes, Brest connaissent des situations adaptées au contexte local.

Dans certaines communes, les mélenchonistes ont délibérément tourné le dos au rassemblement de la Gauche. Ils préfèrent satisfaire des ambitions davantage personnelles que collectives. Pour ce faire, leur stratégie se traduit par de violentes attaques à l’encontre des municipalités sortantes de gauche qui ont pourtant mené, au cours du mandat écoulé, une politique de solidarité, de protection de l’environnement et du cadre de vie, de développement culturel incontestable. La campagne électorale des trois jours à venir devra permettre de dénoncer les mensonges et la tromperie pratiqués à l’égard des citoyens de gauche.

La Démocratie permet le débat, la confrontation de propositions contradictoires. Elle n’autorise pas le dénigrement et les attaques ad hominem. Ce genre d’actions est la pratique des dictatures. Nos concitoyens doivent être vigilants et ne pas encourager ce genre de déviance.