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jeudi 29 octobre 2026

Crise ou compromis ?

L’actualité politique et sociale de ces derniers jours est particulièrement riche en évènements. Les sujets qui occupent les médias sont nombreux. L’accident ferroviaire en Espagne, catastrophe particulièrement dramatique, occupe la « une » de la presse écrite et les écrans des chaînes d’information continue. La situation difficile que traversent  les commerçants, la révolte des lycéens et des étudiants contre l’état de délabrement  de  notre  système  éducatif, conséquence  de  dix  années de « macronisme », le pouvoir d’achat des Français toujours en berne, tout cela fait passer au second plan un sujet pourtant de première importance : le budget.

L’Assemblée Nationale examine actuellement les mesures proposées par le Gouvernement, tant pour le pays que pour la sécurité sociale. La question qui est sur toutes les lèvres des observateurs est simple : la France aura-t-elle un budget pour 2027 ? L’hypothèse d’une censure du gouvernement est également envisagée avec toutes les conséquences sur la situation sociale évoquée à l’instant et le déroulement de la campagne présidentielle.

Les extrémistes et leurs candidats, le RN et LFI, ne peuvent que tirer avantage des incertitudes qui découlent du contexte. Les partis politiques de gouvernement, à droite comme à gauche, doivent d’abord penser à l’intérêt de la France et des ses habitants et leurs candidats doivent avancer des solutions concrètes et réalistes plutôt que de satisfaire leur égo.

Il faut, dans le même temps bien entendu, démonter les propositions des candidats extrémistes quand on les connaît. La candidate du RN exprime des intentions qui trouvent leurs origines dans le racisme et la xénophobie qui sont la caractéristique première et historique de cette mouvance. Nos institutions, la Constitution notamment, ne permettent pas la mise en œuvre des orientations politiques annoncées, sauf à enclencher un processus de « coup d’état » qui mettrait à mal la Démocratie et nos libertés.

Pour ce qui est du candidat des Insoumis, ses déclarations préconisent l’instauration d’un chaos politique lui aussi porteur de risques pour la Démocratie et nos libertés. On ne voit apparaître que des propositions démagogiques et irréalistes en regard de la réalité politique, économique, sociale qui nous entoure.

Le Parti Socialiste et ses parlementaires s’emploient à bien montrer leur opposition à la politique conduite par la macronie et ses représentants. Ils n’acceptent pas que l’on fasse peser les économies sur les classes moyennes et populaires. La discussion est loin d’être close. Le compromis devra être recherché si le Gouvernement s’y prête et le permet. Personne n’a réellement intérêt à créer une crise politique à partir d’une motion de censure. L’élection présidentielle et les élections législatives qui ne manqueraient pas de suivre créeront un contexte nouveau qu’il faut avoir la sagesse d’attendre.

Il y a cependant des limites que, seul, le Gouvernement peut éviter de franchir. 

lundi 26 octobre 2026

Ne pas renoncer

Si nous avons dû subir depuis quelques jours des images, des informations, des commentaires sur le congrès du RN à Orléans, deux bonnes nouvelles nous ont été apportées ce matin : l’extrême-droite a été battue en Serbie et au Brésil à l’occasion d’élections démocratiques. C’est une bonne nouvelle car elle permet d’espérer des résultats comparables en Israël demain mardi et aux Etats-Unis dans une semaine. Si ces élections permettaient d’éliminer le Premier Ministre israélien, NETANYAHOU, et de mettre en minorité au Congrès américain le sinistre TRUMP, on pourrait imaginer un scénario identique en France dans six mois.

Pour en arriver là, il faudra convaincre les Françaises et les Français que la réponse à leurs attentes ne peut pas venir des extrêmes. Ni Marine LE PEN, ni Jean-Luc MÉLENCHON ne sont porteurs de projets politiques cohérents, réalistes et responsables pour notre pays.

Le Parti Socialiste a mis sur la table des propositions programmatiques qui peuvent servir de bases à des discussions entre partenaires de la Gauche de Gouvernement. Ses militants, avec d’autres, ont désigné le candidat social-démocrate, Raphaël GLUCKSMANN, qui doit rapidement faire la preuve qu’il peut mener une campagne électorale présidentielle et aspirer à être présent au second tour. Si cet objectif n’apparaissait pas à travers les sondages sur les intentions de vote, il faudra en tirer les conséquences et se donner les moyens de la riposte aux attaques, tant de la part de l’extrême-droite que de celles des mélenchonistes.

Ces derniers, en effet, consacrent davantage de temps à critiquer le PS qui a pourtant permis à leur candidat d’aujourd’hui d’être ce qu’il est devenu, parlementaire, ministre, parce qu’il était socialiste. La trahison est malheureusement trop fréquente en politique pour qu’elle n’affecte pas ceux qui restent fidèles à leurs engagements.

A un moment où la France est touchée par un climat de violence et d’inquiétude, par une « banalisation » du racisme, les extrémistes de droite comme de gauche ambitionnent d’accéder au pouvoir. Ce pourrait être légitime s’il n’y avait au-delà de cette ambition des risques énormes pour la Démocratie, pour les libertés, pour les valeurs de la République.

Il est encore temps d’enrayer cette inexorabilité que nous décrivent certains, celle d’un choix de deuxième tour entre deux extrémistes. En accepter l’augure, c’est renoncer et le renoncement n’est pas de mise dans l’action politique. La social-démocratie a toute sa place dans cette perspective.