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jeudi 15 octobre 2026

Non à l’extrême-droite

Beaucoup d’observateurs et de commentateurs de la vie politique française considèrent comme inéluctable la victoire de l’extrême-droite à l’élection présidentielle de 2027 et l’installation, à l’Elysée, de sa candidate.

Nous l’avons déjà dit ici, en politique, rien n’est jamais définitif. Il est une autre règle qui doit déterminer l’action politique : ne jamais tomber dans la résignation et abandonner la lutte pour défendre les valeurs de la Démocratie, des libertés, de la République. 

Les principes étant posés, il devient urgent et indispensable d’apporter des réponses à cette question, simple dans son énoncé : pourquoi sont de plus en plus nombreux les électrices et les électeurs qui apportent leur voix à l’extrême-droite ? La réponse est aussi simple : nos concitoyens sont confrontés à des problèmes de la vie quotidienne que les responsables politiques n’ont pas résolus. Dix années de macronie n’ont pas arrangé les choses. L’actuel Chef de l’Etat pourra inscrire à son passif le fait d’avoir permis, sinon favorisé, le développement de l’audience de l’extrême-droite.

Il importe donc d’organiser la riposte de façon offensive en mêlant, dans l’argumentation, des propositions programmatiques et la dénonciation de l’idéologie et de ses racines portées par le RN.

Les origines de cette idéologie sont bien connues. L’actualité a fait ressortir des prises de position écrites par l’actuel président du RN en matière d’antisémitisme et de racisme. La candidate LE PEN n’est pas étrangère à ces thèses et personne ne peut douter de son appartenance à cette mouvance qui trouve ses références dans le nazisme et le fascisme dont la France, l’Europe et le monde ont souffert il y a quatre-vingt-dix ans. 

Il faut donc rappeler l’Histoire et montrer la pérennisation des intentions telles qu’elles se sont concrétisées entre 1933 et 1945 et telles qu’elles se déclarent aujourd’hui. 

Qui plus est, les propositions programmatiques du RN et de sa candidate n’ont aucune crédibilité et sont irréalisables. On trompe les Français en leur promettant des mesures financières, économiques, sociales, culturelles impossibles à mettre en œuvre. La France ne peut pas s’affranchir des politiques décidées démocratiquement par l’Union Européenne sauf à en sortir. Ce n’est plus à l’ordre du jour des positions du RN. L’exemple britannique, le « brexit », doit faire réfléchir tous ceux qui font de l’Europe un bouc-émissaire de nos difficultés. 

La Gauche de Gouvernement a des propositions réalistes. Elles figurent dans le programme du Parti Socialiste. On les retrouve, marquées du sceau de l’expérience, dans le livre de François HOLLANDE, « Unir. Nouveau Monde, nouvelle Gauche ». Nous disposons de tous les moyens pour dissuader celles et ceux de nos concitoyens tentés de voter LE PEN, de participer à l’abandon de nos valeurs de solidarité et de démocratie.

lundi 12 octobre 2026

Au lendemain d’une désignation

La désignation de Raphaël GLUCKSMANN, hier, par les votants à la primaire pour être le candidat des sociaux-démocrates (et donc des Socialistes) à l’élection présidentielle de 2027 ne constitue qu’une étape dans un processus de reconquête politique pour la Gauche de Gouvernement. Il y a encore beaucoup à faire avant d’arriver au second tour de cette élection. Il faut d’abord se rassembler et, surtout, se mobiliser car, cette fois, contrairement à 2011 et ses 2,8 millions de votants, la primaire elle-même n’offre pas cette dynamique. 

Les résultats de ce vote doivent être analysés avec circonspection, notamment pour ce qui concerne le nombre de voix obtenues par Olivier FAURE, Premier Secrétaire du PS. Une majorité de membres du PS n’a manifestement pas voté pour lui. Cela ne remet pas en question sa fonction sauf si lui-même en décidait autrement. L’heure est à l’organisation de la campagne électorale et à l’observation attentive des intentions de vote qui apparaîtront dans les sondages qui vont fleurir dans les jours à venir. C’est à partir de cela que l’on pourra apprécier les chances du candidat GLUCKSMANN d’être présent ou non au second tour de la présidentielle.

Une conclusion évidente peut cependant être tirée de ces résultats : une très large majorité des votants ne veulent pas d’un accord avec LFI. Pour autant, il y a parmi les électrices et les électeurs de cette organisation des personnes de gauche qu’il faut convaincre d’adopter une position rationnelle. Jean-Luc MÉLENCHON ne sera pas élu Président de la République. Dans le cas d’un duel de second tour entre lui et la candidate d’extrême-droite, l’électorat de droite soutiendra cette dernière ou s’abstiendra. Il importe donc de tout faire pour qu’il y ait un candidat de la Gauche de Gouvernement présent au second tour.

En politique, rien n’est jamais définitif. Raphaël GLUCKSMANN a été désigné. A lui de démontrer ses capacités et son sens politique pour résister aux attaques dont il va être l’objet. Cela a commencé avec les commentaires de la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine TONDELIER, qui considère que la désignation de Raphaël GLUCKSMANN est celle du « candidat du repli ». La défense de l’environnement et la protection de la planète n’est pas l’apanage du parti écologiste. Le PS en particulier en a fait un de ses thèmes prioritaires dans ses propositions programmatiques. L’intérêt collectif doit l’emporter sur les ambitions personnelles et le rassemblement de la Gauche est la priorité.

Six mois nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle. Utilisons ce temps pour défendre les valeurs de solidarité, de démocratie, de libertés, de laïcité dont le Parti Socialiste est porteur depuis plus d’un siècle.