Beaucoup d’observateurs et de commentateurs de la vie politique française considèrent comme inéluctable la victoire de l’extrême-droite à l’élection présidentielle de 2027 et l’installation, à l’Elysée, de sa candidate.
Nous l’avons déjà dit ici, en politique, rien n’est jamais définitif. Il est une autre règle qui doit déterminer l’action politique : ne jamais tomber dans la résignation et abandonner la lutte pour défendre les valeurs de la Démocratie, des libertés, de la République.
Les principes étant posés, il devient urgent et indispensable d’apporter des réponses à cette question, simple dans son énoncé : pourquoi sont de plus en plus nombreux les électrices et les électeurs qui apportent leur voix à l’extrême-droite ? La réponse est aussi simple : nos concitoyens sont confrontés à des problèmes de la vie quotidienne que les responsables politiques n’ont pas résolus. Dix années de macronie n’ont pas arrangé les choses. L’actuel Chef de l’Etat pourra inscrire à son passif le fait d’avoir permis, sinon favorisé, le développement de l’audience de l’extrême-droite.
Il importe donc d’organiser la riposte de façon offensive en mêlant, dans l’argumentation, des propositions programmatiques et la dénonciation de l’idéologie et de ses racines portées par le RN.
Les origines de cette idéologie sont bien connues. L’actualité a fait ressortir des prises de position écrites par l’actuel président du RN en matière d’antisémitisme et de racisme. La candidate LE PEN n’est pas étrangère à ces thèses et personne ne peut douter de son appartenance à cette mouvance qui trouve ses références dans le nazisme et le fascisme dont la France, l’Europe et le monde ont souffert il y a quatre-vingt-dix ans.
Il faut donc rappeler l’Histoire et montrer la pérennisation des intentions telles qu’elles se sont concrétisées entre 1933 et 1945 et telles qu’elles se déclarent aujourd’hui.
Qui plus est, les propositions programmatiques du RN et de sa candidate n’ont aucune crédibilité et sont irréalisables. On trompe les Français en leur promettant des mesures financières, économiques, sociales, culturelles impossibles à mettre en œuvre. La France ne peut pas s’affranchir des politiques décidées démocratiquement par l’Union Européenne sauf à en sortir. Ce n’est plus à l’ordre du jour des positions du RN. L’exemple britannique, le « brexit », doit faire réfléchir tous ceux qui font de l’Europe un bouc-émissaire de nos difficultés.
La Gauche de Gouvernement a des propositions réalistes. Elles figurent dans le programme du Parti Socialiste. On les retrouve, marquées du sceau de l’expérience, dans le livre de François HOLLANDE, « Unir. Nouveau Monde, nouvelle Gauche ». Nous disposons de tous les moyens pour dissuader celles et ceux de nos concitoyens tentés de voter LE PEN, de participer à l’abandon de nos valeurs de solidarité et de démocratie.
