Réagissez !

lundi 12 novembre 2007

Le Gouvernement doit négocier

Le climat social se dégrade à grands pas. Tous les observateurs s’accordent pour souligner les difficultés qui attendent le Gouvernement dans les prochains jours.

Je ne l’en plains pas car il aura tout fait depuis 6 mois pour créer les conditions de l’affrontement. J’en arrive à me demander si cela n’est pas délibéré afin que Sarkozy, avec sa méthode de « touche à tout » à laquelle il nous a habitués, s’empare du problème et le règle à sa façon.

C’est là que mon inquiétude déjà forte devient encore plus vive.

D’abord, les problèmes posés ne trouveront pas de solutions satisfaisantes s’il n’y a pas un infléchissement significatif de la politique économique et sociale menée par le Gouvernement.

Ensuite, les comportements du Président de la République, à fort relents de populisme, vont l’amener à des déclarations qui flatteront une partie de la population et qui conforteront les autres dans leur opposition, voire leur hostilité aux mesures annoncées. Qu’il s’agisse des retraites, des revenus, des universités, des tribunaux supprimés, du prix de l’essence, de la politique internationale : la liste est longue des sujets qui font débat.

J’en appelle au Gouvernement, à sa majorité parlementaire pour que le dialogue soit réellement établi et que cesse de la part de tel ou tel ministre, voire même de Sarkozy lui-même, ce mépris qui caractérise les déclarations officielles et les réponses aux interpellations dont ils sont l’objet.

Comme tous les Français, je souhaite un climat social apaisé. C’est au Gouvernement d’y contribuer.

mercredi 7 novembre 2007

L'ère du mépris

Le Gouvernement Sarkozy (ce n'est même plus la peine de citer le nom du Premier ministre puisqu'il ne sert à rien), a fait du mépris sa méthode d'action.

Mépris vis-à-vis des pêcheurs manifestant en Bretagne et que Sarkozy vient narguer en proposant des solutions qui ne règlent en rien le problème des revenus de cette catégorie socio-professionnelle.

Mépris de la Ministre Lagarde vis-à-vis des citoyens qui sont invités à se déplacer à vélo, voire à pied compte tenu de l'augmentation du prix de l'essence.

Mépris de la droite en général et de tous ses suppôts, notamment médiatiques, à l'égard de l'opposition et du Parti Socialiste dont les contre-propositions sont systématiquement tournées en dérision, dénaturées pour décrédibiliser la force d'alternance qu'il représente.

Mépris de Sarkozy lui-même vis-à-vis de ses propres ministres et collaborateurs qui sont régulièrement rabaissés, malmenés, enfermés dans un rôle de faire-valoir.

Mépris vis-à-vis des Français dont le pouvoir d'achat est mis à mal par une gestion ultra-libérale de notre pays et qui voient avec stupéfaction son Président augmenté de 170 %.

Ce mépris frise l'insupportable. Quand va-t-il cesser ? Les réactions sociales annoncées pour les jours à venir permettront, je l'espère, de marquer un coup d'arrêt à ce comportement inacceptable.