Je rentre de La Rochelle où j’ai animé un atelier relatif au logement, à l’urbanisme, à l’habitat dans la perspective de la définition d’un plan d’action pour les collectivités territoriales, à l’initiative de la Fédération des Elus Socialistes.
C’était du concret. L’atmosphère était bonne, tant du point de vue climatique que pour le Parti Socialiste lui-même. On était loin des élucubrations, des déclarations assassines, des livres polémiques qui alimentent la chronique depuis quelques jours.
Les médias, toujours bien intentionnés à notre égard quand nous sommes en difficulté, font de larges commentaires sur le Parti Socialiste et ses dirigeants.
Un journaliste va même jusqu’à parler d’un « parti moribond » en parlant du Parti Socialiste.
Ça fait mal quand on veut bien considérer que ce Parti ainsi décrié est le lieu d’une action collective de grande qualité au service de nos concitoyens.
Comment ce même journaliste qualifierait-il ces formations politiques qui, depuis parfois plusieurs décennies, ne cessent de « mourir » mais ne disparaissent pas ? Je n’en citerai pas pour ne pas faire de peine à ceux qui s’en réclament, à gauche comme à droite.
J’invite enfin toutes ces bonnes âmes qui s’expriment sur le Parti Socialiste à prendre en compte la qualité et la quantité des politiques décidées et mises en œuvre par des élus socialistes dans nos collectivités territoriales : cela devrait les inciter à un peu plus de mesure.
Mais il est vrai que ces mêmes personnes n’ont que ce moyen pour faire parler d’elles : dire du mal , critiquer, détruire l’organisation politique qui, pour certaines ou pour certains, leur a permis d’avoir été ce qu’ils ont été.
Laissons sécher la boue, disait François MITTERRAND, elle ne sera plus que de la poussière.
vendredi 31 août 2007
Un peu de mesure, que diable !
vendredi 24 août 2007
C’est la rentrée…
Le Conseil des Ministres s’est réuni et le gouvernement et le Président de la République tentent de masquer leur échec pour faire passer en force une disposition contraire à notre Constitution.
Petit à petit, les esprits s’éveillent et la limite des effets d’annonces du candidat élu apparaît. Il y aura d’autres exemples des conséquences de la médiatisation outrancière des actions, des faits, des gestes du Président de la République.
Peu charitables sont ceux qui publient la photo et sa retouche des poignées d’amour de notre président. A quoi servent ces footings, eux aussi photographiés et médiatisés ?
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Dans un domaine plus sérieux, j’ai rencontré ce matin les journalistes pour évoquer la rentrée scolaire du point de vue du président du Conseil Général. J’y reviendrai.
Je ne pouvais pas ne pas évoquer un des événements majeurs de la vie régionale : la situation des « sans papiers ».
J’ai donc affirmé ma solidarité complète avec toutes celles et tous ceux qui défendent ceux qu’on appelle les « sans papiers » : les partis politiques (et le mien en particulier), les associations comme la ligue des droits de l’homme, la Cimade ou le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples.
C’est une question de dignité humaine et je suis désolé de constater que l’Etat, de par le comportement de son représentant dans le département, se donne une image d’Etat oppresseur.
Ca n’est, selon moi, qu’une des conséquences de l’élection de Monsieur SARKOZY.
J’ai conclu cette déclaration par un rappel du poème écrit à Dachau par le Pasteur Martin NIEMOLLER : « Je n’ai rien dit… ».
Devant le traitement inhumain dont ces personnes sont l’objet, on ne peut pas rester silencieux.
vendredi 10 août 2007
Laïcité
En période estivale, en période de vacances pour beaucoup de Français, les événements politiques, les faits divers même, prennent une importance inhabituelle. Tout le monde le sait : la presse écrite, parlée, télévisée donne plus de relief à ces faits car ils sont moins nombreux. Il faut en prendre son parti, la France s’endort lentement à partir du 15 juillet et commence à se réveiller à compter du 16 août.
Je fais partie de ceux qui le regrette même si le droit aux vacances est, à mes yeux, un droit social essentiel qu’il faut défendre (mais il n’est pas menacé).
Il est d’autres grands principes qu’il conviendrait de défendre avec beaucoup de pugnacité. Je pense, par exemple, à la laïcité de nos institutions et, par voie de conséquence, de notre société.
Quand j’entends certains réclamer la publication de statistiques ethniques ; quand j’observe de quelle manière les responsables politiques répondent aux injonction des responsables religieux ; quand le communautarisme devient de plus en plus un mode d’organisation de la vie collective, je me dis qu’il est temps de rappeler que le respect de la laïcité est la meilleure garantie d’un fonctionnement équilibré de notre République décentralisée.
Faut-il se battre, en 2007, pour défendre un tel principe ? Peut-être. Sans doute.
