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vendredi 27 juillet 2007

Solidarité

Certes, en cette fin de mois de juillet, en cette fin de semaine, l’envie de vacances l’emporte sur le désir d’activités.

Néanmoins, l’actualité politique départementale et nationale justifie un intérêt permanent.

Hier, dans le cadre de mes déplacements sur le terrain, j’étais dans le dunkerquois. Plusieurs aspects de la politique départementale m’ont été présentés, à Morbecque, à Saint Pol sur Mer, à Cappelle la Grande. J’ai pu constater, une fois de plus, le bien-fondé des décisions du Conseil Général. Elles sont toujours marquées de cette volonté de solidarité en direction des personnes et des territoires qui caractérise notre action.

Mardi et mercredi, à l’Assemblée Nationale, c’était l’avenir des universités qui était en discussion. Député, élu sur un territoire qui accueille les universités de Lille, ce projet de loi du gouvernement m’intéresse. Mon regret est qu’il ne règle pas la question essentielle des moyens dont notre enseignement supérieur et notre recherche ont besoin. On ressent toujours les intentions de la droite sarkozienne de s’en remettre au libéralisme pour favoriser le développement. Là aussi, le combat pour la solidarité est loin d’être terminé.

mercredi 18 juillet 2007

Pas de trêve estivale

Cette seconde quinzaine de juillet fait évidemment davantage penser aux vacances plutôt qu’à une activité intense.

Pourtant, le Gouvernement voulant profiter de « l’état de grâce » qui crée un climat favorable le concernant, soumet au Parlement des textes législatifs de grande importance et qui vont modifier de façon significative notre cadre institutionnel.

La droite espère surtout que la période estivale n’amènera pas de réaction de l’opinion et seuls les parlementaires de gauche feront entendre leurs critiques et leurs contre propositions.

C’est ainsi que quinze milliards d’euros de mesures fiscales en faveur des plus favorisés ont été décidés.

C’est ainsi que sous-couvert de punir plus sévèrement les récidivistes, ce qui est bien, on ne mettra pas en œuvre les moyens permettant des mesures éducatives pour les jeunes délinquants.

C’st ainsi que sous prétexte de rendre les Universités plus autonomes, on favorisera une ségrégation dont les étudiants seront les victimes.

La liste de ces mauvais coups n’est pas exhaustive.


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Dans le même temps, le Parti Socialiste retrouve petit à petit la sérénité dont ses dirigeants ne devraient jamais se départir, même dans la tourmente d’un échec électoral.

Il y a bien encore des comportements que j’estime inadmissible, qu’il s’agisse de la participation de Jack LANG à la commission SARKOZY – BALLADUR sur les institutions ou des déclarations médiatisées de tel ou tel qui ne rêve que d’être calife à la place du calife.

Faudrait-il aux difficultés réelles auxquelles nous sommes confrontés à la suite des élections perdues, faudrait-il ajouter l’instabilité ? Je ne le crois pas. Je pense même le contraire.

vendredi 13 juillet 2007

2,2 milliards pour les riches, 25 millions pour les pauvres

Nombreux sont les sujets d’actualité qui pourraient faire l’objet d’un commentaire.

Parce qu’il faut choisir, j’évoquerai le débat intervenu cette nuit à l’Assemblée Nationale, à propos des droits de succession.

On peut comprendre, on peut admettre que des parents souhaitent transmettre à leurs enfants le patrimoine immobilier qu’ils ont constitué tout au long d’une vie professionnelle et cela sans avoir à s’acquitter d’un impôt.

Cela ne peut cependant pas s’appliquer à un patrimoine de grande importance dont il est évident qu’il constitue un élément de richesse, voire de grande fortune.

Dans ce cas, le principe constitutionnel d’égalité doit être respecté.

Le Gouvernement a une autre approche : il s’agit purement et simplement de favoriser davantage ceux qui disposent de moyens particulièrement importants.

Les députés socialistes ont dénoncé cette inégalité « immorale » et nouvelle que la droite veut instaurer. Cela représente un manque à gagner de 2,2 milliards d’euros, cadeau fait aux riches. Cette somme est à rapprocher des 25 millions d’euros que le Gouvernement consacrera au revenu de solidarité active qui concerne les plus démunis.

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Pendant ce temps-là, SARKOZY continue ses tentatives de débauchage. Le dernier en date, Jack LANG, est sur le point de se laisser séduire à son tour. Si tel était le cas, et pour ceux qui ont déjà accepté, où sont les convictions qui les ont, paraît-il, animés jusqu’alors.

Je l’ai dit, et je le répète, cela me donne la nausée.

Mais après tout, cela mérite-t-il d’en parler ? Il y a suffisamment de relais médiatiques pour des situations qui ne devraient mériter que le mépris.

mardi 10 juillet 2007

Poudre aux yeux

La vie parlementaire est véritablement entrée, cette semaine, dans sa phase active.

Après l’ouverture formelle de la législature intervenue fin juin, après le débat de politique générale de la semaine dernière, aujourd’hui sera examiné en séance l’un des textes que le Gouvernement Sarkozy veut faire voter : comment donner plus à ceux qui ont déjà beaucoup et moins à ceux qui ont des difficultés.

C’est la traduction que je donne à ce projet consacré au travail, à l’emploi et au pouvoir d’achat.

Dans ce texte est notamment introduite l’accélération de la procédure du Revenu de Solidarité Active (RSA). En regardant de près le projet, on se rend compte que ce RSA présenté par le transfuge Hirsch n’a rien à voir avec le RSA défendu par le militant Hirsch dans la campagne de Ségolène Royal.

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Dans le même temps, la Ministre de la Justice présentera devant la Commission des lois, celle où je siège, le projet de loi sur la récidive. Poudre aux yeux là encore même si cela semble aller dans le sens de ce qu’attend l’opinion : plus de dureté avec les délinquants.

En fait, ces dispositions ne règleront rien tant que la France ne se sera pas dotée des établissements pénitentiaires suffisants pour accueillir dans de bonnes conditions de réinsertion la population carcérale secrétée par notre société.

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Cela fait deux mois maintenant que le Président élu s’agite dans notre pays et ailleurs. Combien de temps faudra-t-il encore pour que nos concitoyens se rendent compte de la dangerosité de sa politique ?

mardi 3 juillet 2007

Et maintenant, mars 2008...

Les travaux du Conseil Général ont retenu mon attention tout au long de la journée d’hier.

Le débat que nous avons eu sur les conséquences de la politique nationale conduite par le président élu, pour le Nord et les Nordistes, ne m’a pas rassuré. Les représentants de l’opposition départementale qui soutiennent la politique du Gouvernement Sarkozy ont approuvé ce qui est proposé par ce Gouvernement, ce qui est dans l’ordre des choses. Néanmoins cela augure mal d’une évolution positive des relations entre l’Etat et les collectivités.

Les conséquences sur la vie de notre institution, le Département, ils s’en moquent et n’apportent aucune réponse à la question précise que j’ai posée : faut-il remettre en question certaines politiques départementales et, si oui, lesquelles ?

Le débat va donc continuer avec les représentants de l’Etat, à tous les niveaux, pour que la solidarité nationale se manifeste en faveur du Nord.



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Dans un tout autre domaine, c’est samedi après-midi que je me suis retrouvé au milieu des militantes et des militants, acteur de la campagne victorieuse dans la 2ème circonscription. Certes, la majorité reste à droite à l’Assemblée nationale. J’observe cependant avec satisfaction que les résultats enregistrés dans toutes les communes de la circonscription donnent une large majorité à la Gauche.

Cela permet de préparer la phase suivante, celle des élections de mars 2008, dans de bonnes conditions. Nous avons une longueur d’avance sur nos adversaires et même sur nos concurrents.

Une condition doit cependant être remplie pour renforcer nos perspectives de succès : le rassemblement des socialistes et de la Gauche derrière nos candidats que nous désignerons prochainement.

Dans le cadre du mandat que m’ont confié les militants et les électeurs, je veillerai à ce que ce rassemblement soit une réalité de tous les instants.